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Trombinoscope – Tous les MOP NCAA depuis 1939

Infographie

Quel rapport entre les légendes Clyde Lovelette, Bill Russell, Wilt Chamberlain, Jerry West, Lew Alcindor, Magic Johnson, Hakeem Olujawon et les quasi anonymes Hal Lear, Butch Lee ou autre Kyle Singler ? Ils ont tous été MOP.

Lew Alcindor, unique triple MOP

Sean May. Vous vous souvenez de Sean May ? Un pivot en légère surcharge pondérale, (pour ne pas dire grassouillet), qui fit le bonheur du Paris Levallois durant la saison 2012/2013 avant de porter les maillots de Rouen et Orléans. Pas d’énormes qualités athlétiques, mais un sens du rebond, des doigts de fée et surtout, comme le dit la formule consacrée, « un sacré CV ». Certes, ce fiston d’un champion NCAA 1976 avec les Hoosiers est passé par le Fener, Zagreb, les Bobcats et les Kings, mais c’est une ligne du CV qui impressionne particulièrement. Sean May appartient au club très restreint des « NCAA College Basketball Final Four Most Outstanding Player”, en français : “Aime Vi Pi du Faillenal Faur de la Aine Ci Hé Hé”.

Depuis 1939 et le premier trophée pour les Ducks d’Oregon, 73 joueurs ont été distingués par Associated Press qui attribue ce titre honorifique. Quatre l’ont obtenu deux fois, Bob Kurland, (en 1945 et 1946), Alex Groza, (48, 49), Jerry Lucas, (60, 61), Bill Walton, (72, 73) et Lewis Alcindor pas encore Kareem Abdul Jabbar fit même le triplé en 67, 68 et 69. Howard Porter de Villanova, lauréat 1971, se vit retirer sa récompense après coup pour un souci de quelques billets glissés dans sa poche d’étudiant.

Une distinction individuel, surtout en jeune, ne garantit pas une grande carrière et bien sûr une grande carrière ne dépend heureusement pas de ce genre de récompense. Les critères d’attribution excluent de fait tous joueur ne participant pas au Final Four. Le meilleur universitaire de l’année peut donc être privé de MOP, si ses petits camarades n’assurent pas trop. Ce qui fut le cas pour deux énormes Tigers de LSU, Pistol Pete Maravich et le Shaq, leur team respectives ne parvenant pas à se hisser à l’ultime phase finale. Et quand bien même, on atteint le Final Four, mieux vaut le remporter. Sept MOP seulement n’ont été que finaliste, dont le premier, Jimmy Hull. Il faut remonter à 1983 pour retrouver le dernier MOP vaincu… bon d’accord… c’était Hakeem Olajuwon.

Joakim Noah, un MOP en couv’ de Sport Illustrated

Quatre ont décroché la cymbale en échouant en demie-finale : Lear, Heyman, Chambers et surtout Bill Bradley. On peut remarquer que le plus grand des plus forts de la terre entière depuis Saint Naismith, Michael Jordan, a disputé et gagné une finale en 1982, mais le prix revint à son coéquipier plus âgé et futur Lakers, James Worthy. Sophomore, MJ était sans doute encore un peu tendre.

Si le Nigérian Hakeem Olajuwon fut le premier étranger distingué, notre Français Joakim Noah fut le premier, et à ce jour l’unique, européen MOP.

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About Laurent Rullier (65 Articles)
Le premier match de basket que j'ai vu en live était un Alsace de Bagnolet vs ASVEL. Depuis la balle orange n'a pas arrêté de rebondir dans ma p'tite tête.

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