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[Portrait] Dennis Scott – 3D With No « D »

Portrait

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rtro

S’il n’a jamais atteint le niveau que l’on aurait pu attendre d’un 4ème choix de draft, Dennis Scott demeure un joueur dont on se souvient. Portrait…

Auteur d’une carrière universitaire de haute volée chez les Yellow Jacket de Georgia Tech qui l’aura vu progresser lors de chacune de ses 3 années ( de 15,5 pts à 27,7 pts) , Scott porte l’étiquette de sniper numéro 1 NCAA ( 331 tentés pour 137 réussis). Il emmène, avec son coéquipier et futur NBAer Kenny Anderson, Georgia Tech au final four 90′ mais échoue aux portes de la finale universitaire. Lors de l’été 1990, Dennis décide de se présenter à la draft. Direction la Floride et la jeune équipe d’Orlando ( 1 seule année d’existence) qui le draftera au 4ème choix de la draft. Ne possédant que Nick Anderson et Terry Catledge comme joueurs de valeur, il vient grossir les rangs extérieurs, bien pauvre, du Magic.

S’il n’est pas aussi fort que le rookie of the year, Derrick Coleman, sa saison inaugurale est très prometteuse avec ses 15,7pts, 2,9 rebs 44,5% à 2pts et 37,5% derrière l’arc. Il est à noter qu’il envoie un volume de shoot à 3 pts assez énorme (4,1 tentatives) pour l’époque et à plus forte raison pour un rookie. Il est vrai qu’à Orlando, la pauvreté de l’effectif lui offre un maximum de tickets shoots. Il sera nommé dans la all-rookie 1st team en compagnie de Derrick Coleman, Dee Brown, Kendall Gill et Lionel Simmons. Sa première saison est une réussite mais, sa carrière et sa notoriété vont prendre une toute autre tournure à l’été 92.

L’ARRIVÉE DU SHAQ CHAMBOULE SA CARRIÈRE 

En effet, cet été là, le Magic possède le premier choix de la draft et ne se prive pas pour sélectionner un phénomène, Shaquille O’Neal. Un véritable raz de marrée va s’abattre sur la Floride et sur toute la ligue! Shaq étant bien le monstre annoncé, Scott profite de cette attraction permanente pour se faire un nom et, un soir d’avril 93′, signer son record en carrière contre les Bucks avec 41 pts et 9 tirs primés. Si le monde apprend à découvrir le Shaq, il retient aussi Dennis Scott, le joyeux luron, toujours prêt à envoyer des bombes à 3pts. Alors qu’il sortait d’une année sophomore magnifique avec ses 19,9 pts, 3,7 rebds ( ses meilleures stats en carrière), l’arrivée du shaq, qui prend un max de shoot, lui fait baisser ses moyennes. En contre partie, elle lui offre des tirs à 3pts beaucoup plus propre. Il augmente son adresse de 32% à 40,3% et, est désormais reconnu comme un sniper de premier ordre. Pour la première fois de leur histoire, les Orlando Magic équilibrent leur bilan mais ne parviendront pas à se qualifier pour les playoffs. Si cette jeune équipe d’Orlando est prometteuse, le destin va, une nouvelle fois, les gâter. Il tire à l’été 1993 le premier choix de la draft qu’ils utiliseront pour récupérer Anfernee Hardaway après un échange avec Chris Webber. Cette fois la dernière pièce du puzzle est posée. Hardaway et Shaq vont former un duo imparable et Dennis Scott et Nick Anderson, les tireurs d’élite attitrés du Magic. Cette bande de jeune trublions va souffler un vent nouveau sur la ligue, Scott et Shaq deviennent inséparables. Ils partagent la même légèreté, la même bonhomie et une passion commune pour le rap.

SCOTT ET MAGIC VERS LE SOMMET

Si statistiquement, Scott plafonne autour des 12 pts de moyenne, il n’en demeure pas moins un shooteur craint par toute la ligue. Désormais à chaque bombe réussie, le public de l’Arena scande «3D», il est l’un des chouchous du club et on lui pardonne ses errements défensifs et son goût prononcé pour les cheeseburgers pour peu qu’il continue à envoyer des banderilles à 3pts. Et, c’est autour de Shaq, Penny, Horace Grant et Nick Anderson, que le Magic va s ‘offrir en 1995 une finale NBA face aux champions en titre, les Houston Rockets. Cette finale sera finalement une gigantesque baffe aux visages des fans du Magic et à celles de ses joueurs. Après l’épisode douloureux des lancers francs ratés de Nick Anderson et la perte du game 1, jamais Orlando ne sera dans le coup pour gagner les Rockets. Dennis Scott passe, comme les autres, au travers de cette finale avec des stats relativement faibles 10,5 pts à 31% de réussite dont un vilain 24% à 3pts. Au très haut niveau les carences défensives de Scott sont immenses et ses déplacements latéraux sont bien trop lents face à l’élite de la ligue. Son sur-poids permanent ne l’aide pas à progresser dans ce domaine. Jamais Dennis ne retournera en finale, il se fera notamment éliminer par les Bulls d’un certain Michael Jordan en finale de conférence en 1996. Cette année là sera très bonne pour lui puisqu’il pousse ses moyennes à 17,5 pts, 3,8 rebs, 3 ass et un 44% à 3pts devenant ainsi le 3ème meilleur scoreur du Magic derrière Shaq et Hardaway.

UN SEUL ETRE VOUS MANQUE ET TOUT EST DÉPEUPLÉ…

L’avenir va rapidement s’assombrir lorsqu’O’Neal décide d’aller exporter ses talents chez les Lakers, laissant son meilleur pote, Dennis Scott, orphelin. Il ne se sent plus bien à Orlando et demande un trade à sa direction, qui exaucera ses vœux le 24 septembre 1997. Orlando l’expédie à Dallas en échange de l’expérimenté Derek Harper et Ed O’Bannon. A ce moment là, le général manager et futur coach Donn Nelson déclare: « Scott est l’arrière que nous recherchions tout l’été , nous sommes une bien meilleure équipe aux shoots maintenant». Malheureusement, l’idylle ne sera que de courte durée dans une saison galère ( 20v-62d), Scott sera de nouveau tradé quelque mois plus tard, en février contre Cedric Ceballos, direction les Suns. Son temps de jeu en prendra un coup puisqu’il n’entrera sur le parquet que pour une moyenne de 17 minutes et un piteux 6,2 pts de moyenne! Clairement les Suns ne comptent pas sur lui et finissent même par le laisser libre à l’été 98′. Il s’engage en tant que free agent avec les Knicks mais, là aussi, la greffe ne prendra pas ( 2,9 pts de moyenne), en partie à cause de son embonpoint et d’un manque d’implication évident. Il est coupé par les Knicks en mars et, signe pour le reste de la saison chez les Wolves où il se refera une belle petite santé ( 9,1 pts et 42,6% à 3pts).

Libre de signer où il le souhaite, il effectuera une ultime saison chez les Grizzlies de Vancouver mais dans un rôle relativement discret en témoigne sa ligne de stats 5,6 pts, 1,6 rebs et 1 ass. Il sera échangé l’été suivant à Washington mais ne jouera aucun match avec les Wizzards puisqu’il prendra sa retraite sportive. Il tentera un come back en 2004, invité au trainning camp des Lakers par son ami Shaquille O’neal mais ne sera pas conservé dans le roster. Malgré tout, Dennis Scott ne sera pas bien loin des parquets puisqu’il commencera une carrière d’analyste et commentateur pour NBA TV , carrière qu’il continue depuis avec un certain succès dans un style qui lui est propre, décontraction et précision.

En 10 saisons, Dennis Scott n’aura été ni All-star, ni All-NBA, ni même titré mais aura marqué de son empreinte la ligue grâce à sa boulimie de shoot à 3pts profitant notamment du rapprochement de ligne à 3pts ( 6,25m au lieu de 7,23m) pendant 3 saisons durant «son prime» . On se souviendra malgré tout de sa capacité à faire hurler les fans du Magic: «3D», «3D», «3D»!!!

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Passionné de basket, addict de la nba 80/90's, vous pouvez me retrouver sur ma chaine youtube oldschoolbasketballaddict

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