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L’ignoble triche des Espagnols aux Jeux paralympiques de Sydney

eux Paralympiques

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

L’affaire avait fait grand bruit. Lors des Jeux Paralympiques de Sydney, l’équipe espagnole de basket déficiente intellectuelle avait gagné l’or alors que 10 des 12 athlètes ne présentaient pourtant aucun handicap mental.

La nature humaine est ainsi faite que la quête de gloire ou d’argent pousse certains à tricher. Le phénomène est connu aux Jeux Olympiques (dopage, etc.). Mais ces multiples dérives touchent aussi les Jeux paralympiques.

L’histoire remonte à 2000. Lors des Jeux paralympiques de Sydney, la délégation espagnole comptait dans ses rangs de « faux » athlètes handicapés mentaux. Ce qui avait permis à son équipe de basket de remporter la médaille d’or. Cette fraude aura de lourdes conséquences. L’affaire montrera la difficulté à estimer le handicap mental, et les handicapés mentaux seront exclus de la famille paralympique jusqu’en 2009.

Mais le comité paralympique espagnol s’était vite rendu compte que dix des douze joueurs ne présentaient aucun retard mental. La médaille avait alors était rendue. Cette « tricherie », découverte à temps, avait impacté l’ensemble des équipes du Sport adapté puisqu’elle avait entraîné l’exclusion de tous les déficients intellectuels des Jeux Paralympiques, et cela pendant douze ans jusqu’à leur réintégration à Londres en 2012.

UN ÉNORME SCANDALE AUX LOURDES CONSÉQUENCES

La justice espagnole vient de rendre son verdict, le 7 octobre 2013. Sur les 19 personnes accusées, seul le président de la Fédération espagnole des sports pour les handicapés intellectuels (Feddi), Fernando Martin Vicente, a été condamné. Il devra s’acquitter de 5 400 euros d’amende mais surtout rembourser près de 150 000 euros de subventions publiques versées par l’Etat pour ses athlètes. A l’époque, après ce scandale, il avait démissionné de son poste, acceptant « l’entière responsabilité » des erreurs mais invoquant, à sa décharge, que l’évaluation d’un handicap mental pouvait être délicate.

Carlos Ribagorda, journaliste au magazine économique espagnol Capital et membre de la sélection paralympique espagnole de basket depuis 1999, avait avoué ne souffrir d’aucun handicap et indiqué que de nombreux athlètes de la délégation n’en avaient pas non plus.

« Certains pays comme l’Espagne, la Pologne ou le Brésil en basket, et d’autres pays dans d’autres disciplines, commettent des irrégularités en sélectionnant des athlètes sans aucun handicap » Carlos Ribagorda 

L’AFFAIRE PROFITE A LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE SPORT ADAPTE

Marc Truffaut, président de la Fédération française du sport adapté (FFSA), se félicite de ce jugement.

« Il clôt une page sombre de l’histoire du sport adapté et scelle définitivement l’appartenance des sportifs déficients intellectuels à la famille paralympique. La FFSA a toujours milité pour la réintégration de ces sportifs en participant et soutenant les instances internationales l’INAS et l’IPC. J’ai d’ailleurs été très heureux d’avoir soutenu cette cause aux côtés de Gérard Masson, président de la Fédération française handisport, en 2009. Nous attendons avec impatience de retrouver les Jeux paralympiques d’hiver à Sochi en 2014 » Marc Truffaut

Fort de son statut de première fédération sportive pour les personnes en situation de handicap en France, la FFSA, qui vient de dépasser la barre des 50 000 licenciés, est déterminée à accompagner ses athlètes de haut niveau sur la route du succès.

Xavier Gonzalez, membre du Comité International Paralympique avait déclaré au sujet du dopage :

« Nous prenons la question du dopage très au sérieux et, comme notre programme de contrôle l’a clairement démontré, nous nous engageons à 100 % pour lutter contre les fraudeurs et les écarter de la compétition » Xavier Gonzalez

UN FILM INSPIRE DE CETTE HISTOIRE

Récemment, le cinéma s’est inspiré de ce scandale. Le réalisateur Vianney Lebasque en a même fait le sujet principal de son son prochain film, « Chacun pour tous », qui sortira dans les salles le 31 octobre prochain. Jean-Pierre Darroussin y joue ainsi le coach de l’équipe française de basketteurs déficients mentaux qui, lâché par ses meilleurs joueurs à l’approche de la compétition, décide de tricher en recrutant des joueurs valides (Ahmed Sylla…) pour ne pas perdre ses subventions et se rendre en Australie.

 

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About Dimitri Voiturin (6 Articles)
Passionné de basket depuis longtemps, je suis un grand fan de l'Elan Béarnais et des Boston Celtics en NBA. Je pratique également le basket-fauteuil depuis quelques années et espère contribuer au succès grandissant de Basket Retro

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