Breaking News

[Portrait] Nicole Antibe, Sorry Angel !

Portrait

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Vous avez lu l’histoire de l’équipe de France féminine 2001 ? Comment a-t-elle vécue ? Comment s’est-elle dissoute ? Sauret, Souvré, Melain, Fija, Lawson… Cela vous a plus hein ! Vous en demandez encore. Et bien écoutez l’histoire, de Nicole Antibe, Sorry Angel !

Alors voilà, notre héroïne a de petites amies. Aucune ne s’appelle Bonnie mais ne vous déplaise, elles s’aiment. Et avec Audrey, Yannick, Cathy ou Isabelle Fijalkowski à l’intérieur, Nicole Antibe emmène cet automne là, la France sur le toit de l’Europe. Nous sommes en 2001, et les bleues deviennent championne d’Europe de basket féminin. La France aime les équipes qui gagnent et qui ramènent la coupe à la maison. Notre pays va donc se passionner pour des joueuses quasi anonymes avant coup. Antibe, couleur café, est de celles-là. C’est même un élément essentiel de cette formation qui va décomplexer des dizaines de milliers de basketteuses françaises. Comme Ostrowsky, Rigaudeau, Dacoury ou Bilba, Nicole est une pionnière. Le fer de lance d’une formation inoubliable. Car on n’oublie jamais les premières fois. Et pour la première fois, des femmes gagnent ensemble, collectivement, pour notre pays.

2529102-612x612.jpg

Source : Getty image

Cette équipe est à présent relativement bien connue  grâce au documentaire « 12 filles en or », sorte de remake des « Yeux dans les bleus » sauce basket féminin. On y voit des images drôles et émouvantes mais très loin de ce que l’on peut imaginer car c’est relativement anonyme malgré tout. Personne ne descend les champs, personne ne s’empare non plus plus des fontaines publiques mais la communion, elle, est bien là. Elle a lieu à Antarès. Au Mans, le 23 septembre. Battue en 1999 par la Pologne à ce même stade, Antibe démarre sa finale pied au plancher pour ne pas se morfondre. La France gagne tout. En poule, la chanson avait des airs d’ aux armes et caetera : Roumanie, Yougoslavie, Espagne, Ukraine et Pologne puis Slovaquie, Lituanie et enfin Russie en finale mon légionnaire ! Et non seulement les Bleues remportent leur premier Euro mais Bourges et Valenciennes disputent une finale européenne 100 % française. Antibe a 27 ans. Elle transforme tout en or. Partout où elle se trouve, elle gagne.

AUX ENFANTS DE LA CHANCE

Originaire de région parisienne, c’est dans la banlieue chique de Paname, qu’en plus des sucettes à l’anis, Antibe lance le ballon vers les paniers. Trop nerveuse, elle découvre pour se calmer et par hasard les plaisirs de la balle orange grâce à une ancienne internationale (Yako Cator). Elle a alors 14 ans et l’INSEP lui tend les bras comme Parker, Diaw ou d’autres. On vous a dit que c’était une pionnière ? Incapable de se canaliser, enfant, les deux séances quotidiennes cadrent notre femme d’1m86 !  Et, après trois ans de formation, Antibe s’envole pour Aix où elle éclate grâce à Jacques Vernerey, l’éducateur de toujours. Sélectionné en équipe de France, mais encore tendre, elle se bagarre pour gagner du temps du jeu. Frustrée, Nicole choisit Bordeaux, pour jouer davantage. Nous sommes en 1998. Le 12 juillet, Zizou frappe deux fois de la tête pour catapulter le ballon dans les filets brésiliens. Antibe, elle, n’a encore rien gagné mais avance. Aux Championnats d’Europe 1999, en Pologne, elle connait la plus grande joie de sa carrière face à la Yougoslavie. Cette victoire lui permet d’assouvir son rêve de Jeux Olympique. Son Graal. Sea, sex and Sun !

« Dans la carrière d’un sportif, le but est de participer aux Jeux Olympiques. C’est le rêve ! Un rêve que je croyais impossible. »

Le reste après est supersonique. Que ce soit à Bourges (2000 -2002), ou à Valenciennes (2002-2003), Nicole cartonne. Et ses stats ne disent pas tout de son influence sur le jeu… (NDRL : 15 points, 5 rebonds, 1 passe et 1,5 steals / match en 30 minutes de jeu à Bourges en 2001 – 2002). Comme un symbole, elle est élu MVP du championnat de France cette année là. Antibe gagne tout en trois saisons en France. Puis elle devient championne d’Europe, un soir de septembre. Mais cette histoire, vous la connaissez déjà. Hyperactive, elle reste pourtant assez anonyme. La faute à un sport encore boudée par les médias. Une sorte de poinçonneuse des lilas, la fille qu’on croise mais qu’on ne regarde pas.

JE T’AIME… MOI NON PLUS

Pourtant, l’histoire d’amour avec la France prend fin cette même année. Nicole veut découvrir d’autres horizons et au pays, elle a déjà tout gagné.  C’est la France qui l’a suicidée dirait Gainsbourg dans Sorry Angel :

« C’est moi qui t’ai suicidée

Mon amour

Je n’en valais pas la peine

Tu sais

Sans moi tu as décidé

Un beau jour

Décidé que tu t’en allais

Sorry Angel

Sorry So »

L’ange Nicole attérit donc en Italie où elle va et elle vient entre Schio, Naples, puis re-Schio pour finir à Parme. Nous ne parlerons de l’épisode raté d’une saison en Espagne…
z_20091102-121354-1.jpg
Meilleur marqueuse 2011 du championnat italien, elle entretien alors avec l’équipe de France une relation étrange, comme une vague irrésolue. Un lemon incest. Le maillot du coq, elle le quitte en 2005, comme une blessure qui n’est pas refermée. Même si elle ne s’est jamais plaint, elle aurait voulu aller plus loin que ses 193 sélections mais No Comment. Le bleu est son ADN. Sorry Nicole ! Sorry Angel ! La France t’aime mais parfois, c’est un peu vache ! Mais ninie n’a pas raccroché à la fin de son escapade sans issue dans la botte italienne. La preuve, elle joue et gagne encore. Revenue dans son île de France, Antibe joue pour le Stade Français en 2014. Et à 40 ans, remporte un nouveau titre. La coupe de la ville de Paris, trophée secondaire certes, mais un trophée qui montre l’amour que Nicole porte pour la balle orange. Le soleil au Zénith ! Toi petite tu es de la dynamite…

SON PALMARÈS

  •  Euroligue 2001 avec Bourges.
  • Championne d’Europe 2001.
  • MVP 2002 du chapionat de France.
  • Doublé coupe / championat de France 2003 avec Valenciennes.
  • Coupe d’Italie 2004 avec Schio.
  • Euro coupe 2005 avec Naples.
  • Championne d’Italie 2007 avec Naples.
  • Vainqueur de la Coupe de Paris 2014 avec le Stade Français

Retrouvez plus de Basket Retro sur





About sunkiddbr (12 Articles)
Amoureux de Gozilla depuis mon plus jeune âge, je suis devenu fan des Suns ! De Sir Charles à Dan Majerle en passant par Nash, via Stoudemire pour aller jusqu'à Devin Booker : PHX a le monopole de mon coeur. Je veux du soleil !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.