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ITW avec les auteurs du livre Top 50 : Les Légendes de la NBA

Interview

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Passionnés de NBA, Anthony Saliou et Julien Müller sont tous deux collaborateurs de Basket Rétro. Ensemble, ils viennent d’écrire un ouvrage qui sortira demain aux éditions Talent Editions. « Top 50, Les Légendes de la NBA » est le nom de ce projet fou dont ils nous ont livré les secrets…

BR : D’où vient votre passion pour la NBA ?

AS : Ma curiosité a démarré en 1987/88, j’étais en primaire, j’avais sept ans et à l’école il y avait un grand gaillard qui portait un t-shirt de Michael Jordan, je me suis demandé qui c’était, il m’a expliqué, après je l’ai vu porter d’autres t-shirts avec Barkley, Magic Johnson, etc… ! Par la suite j’ai commencé à jouer au basket, et ma passion pour la NBA a vraiment commencé à partir de la « Dream Team » de Barcelone en 1992. C’est le grand départ !

JM : Personnellement, c’est en 1992 avec Barcelone. Ce n’est pas très original mais bon. Derrière, j’ai rien lâché. Les matchs sur Canal+, les Finals en direct, les All-Star Game, les finales NCAA, etc. Un vrai drogué.

BR : Quel joueur et quelle équipe avez-vous particulièrement suivi ?

AS : Au début, c’était les Bulls, forcément, faut pas se leurrer, puis les Knicks, et un petit peu les Lakers quand même, même s’il n’y avait plus Magic ! J’ai adoré Sedale Threatt par exemple. Bon après, ça n’a pas duré longtemps. Je suis vite passé chez le rival historique, Boston. Moins glamour, mais plus de coeur. Houston avec Hakeem et même les Mavericks lorsqu’ils étaient encore au fond du trou avant l’arrivée de Dirk. Je les suis toujours d’ailleurs.

JM : À Barcelone, j’ai particulièrement flashé sur David Robinson. J’aimais le voir ballon en main. Après, difficile de résister à Jordan. Niveau équipe, les Knicks puis les Celtics en se penchant sur le cas Bird. Cet état d’esprit guerrier, les battants, c’est mon truc. Puis de toutes façons, c’est comme pour le rap US, je suis clairement plus « Eastcoast » que « Westcoast ». Detroit, Philadelphie, Chicago, Washington, Indiana ça me parle énormément. Après, Miami et Atlanta ce n’est pas possible…Ce n’était pas Seattle qui devait subir un déménagement.

Crédits photo : Talent Editions

BR : Comment est née l’idée de ce livre, « Top 50, Les légendes de la NBA » ?

AS : L’idée a germé il y a déjà un bon moment, il y a environ un an et demi, le sujet n’était pas encore établi. Julien m’a proposé qu’on fasse un livre à deux, et à partir de mai-juin 2017 il m’a proposé le sujet. A partir de là il a fallu faire un classement, voir qui était d’accord ou pas.

JM : Déjà, j’aime écrire. Vraiment. Ensuite, faire des classements, c’est l’histoire de ma vie. Je l’ai toujours fait, depuis tout petit. Avec mon meilleur ami David, c’est en permanence. Et forcément, la NBA n’y échappe pas. J’ai lu pas mal de livres sur le basket dans ma vie, et ceux qui m’ont le plus plu sont sans aucun doute ceux où il y avait des classements. Le Book of basketball de Bill Simmons évidemment, mais aussi ceux d’Alex Sachare par exemple. Je ne suis pas d’accord sur tout, il y a même des trucs qui me dépassent parfois dans leurs propos mais les arguments sont là, et moi, j’adore débattre, c’est mon kiff. Je peux parler NBA avec n’importe qui et pendant des heures s’il y a respect et arguments réels. Donc j’ai commencé à mettre ça sur papier, j’ai pensé le faire à deux ; avoir un avis contradicteur c’est fun et j’ai pensé à Anthony. C’est un patron lui, il sait de quoi il parle. Le gars te raconte des séries des 80’s-90’s sans sourciller. Et vu qu’on aime bien se marrer, alors banco !

BR : Vous présentez un classement des 50 meilleurs joueurs de l’histoire de la NBA, quels critères avez-vous retenu ?

AS : Les critères sont nombreux ! Déjà il y a le palmarès, forcément, puis l’impact au niveau des playoffs. Il y a des joueurs qui ont été traité en « mentions » seulement, ça va surprendre beaucoup de monde parce qu’ils ne sont pas dans le top 50, mais malgré leur impact en saison régulière ils se sont bien vautrés en playoffs ! On a conservé ceux qui ont démontré qu’ils pouvaient hausser leur niveau de jeu quand ça devenait important. Après attention, même si ça concerne une grande majorité, il y a tout de même des noms qu’on n’a pas pu zapper bien qu’ils étaient moins performants au mois de mai. Maintenant si ça peut rassurer, Tracy McGrady n’est pas présent. Un peu de sérieux tout de même, c’est pas les entrées gratuites du Hall of Fame ici.

JM : L’impact sur le jeu compte énormément à mes yeux. Voilà pourquoi Curry est si haut par exemple. C’est le facteur numéro 1 pour moi. Dominer son sujet, bousculer les codes, vraiment, ça dépasse tout. Et pas des « one shot ». Non, une vraie empreinte. Des mecs comme Bob Pettit ou Dave Cowens étaient dingues, pourtant, ils sont limites inconnus au bataillon. On ne va pas écrire sur Amar’e Stoudemire, restons sérieux. Après, le palmarès pèse forcément, mais on tient surtout à le remettre dans le contexte. Tout ne se vaut pas. Les gens qui te sortent le nombre de titres comme argument massue, AU SECOURS. C’est l’argument le plus stupide qui soit si on zappe l’époque, le supporting cast, l’adversité. Par exemple, Chris Bosh a plus de sélections All-Star et de titres NBA que Rick Barry ou Walt Frazier, pourtant il est loiiiiiiin derrière eux. Idem pour les statistiques : Melo va finir avec beaucoup plus de points que Bird ou Barkley. Sérieusement, peut-il s’asseoir à la même table qu’eux ? Non. Il n’a même pas le droit d’ouvrir la porte de leur maison.

« Si ça peut rassurer, Tracy McGrady n’est pas présent. Un peu de sérieux tout de même, c’est pas les entrées gratuites du Hall of Fame ici.» Anthony Saliou

« Melo va finir avec beaucoup plus de points que Bird ou Barkley. Sérieusement, peut-il s’asseoir à la même table qu’eux ? Non. Il n’a même pas le droit d’ouvrir la porte de leur maison.» Julien Müller

BR : Qu’est-ce qui vous démarque de la concurrence d’après-vous ?

AS : Sans être méchant, ce n’est pas un livre adapté aux « basketix ». On part vraiment dans des analyses poussées, avec des arguments recherchés, il y a des heures et des heures de travail pour trouver des exclusivités, notamment des déclarations et des « punchlines » de joueurs et de coachs.

JM : En France, les livres sur le basket sont très très souvent généralistes. C’est bien, il faut bien commencer par apprendre, mais disons qu’on a vite fait le tour. Et puis c’est assez plat. Là, on y va franco, c’est pas le mode « bisounours ». Ce livre est un vrai boulot de passionné. On a bouffé des matchs H24, à les voir et revoir, on a pris des notes, déniché des moments ou des sorties médiatiques méconnues, échangé par email ou téléphone pendant des heures et des mois. On a tout vu et analysé sur ce qu’on avait en magasin, et la boutique est chargée. Disons que si on devait demander à un mec de faire l’inventaire de nos matchs respectifs, il devrait prendre 3-4 Guronsan avant de commencer le comptage ! Enfin, au niveau de l’écriture, on s’est cassé la tête pour trouver des concepts, des angles inédits ou des trucs marrants. On a dû changer plein de trucs, retoucher en permanence, analyser avec le recul et prendre en compte de nouveaux paramètres. On a bossé de fou. On s’est pas foutu de la gueule des lecteurs, il y a de la matière et des trucs inédits.

BR : Vous avez un exemple de déclaration ou de ce contenu inédit ?

AS : On cite notamment une phrase de Michael Jordan à propos de Dirk Nowitzki, qui en février 2013 a dit lors d’une interview que seulement quatre joueurs actuels auraient pu réussir à son époque, LeBron, Kobe, Tim Duncan…et Dirk Nowitzki !

JM : Le passage sur Ewing, ou sur Wilt Chamberlain par exemple. Là, c’est la régalade totale : punchlines, anecdotes, faits de match, extra-sportif. Celui sur Julius où on décortique ses matchs, c’est du bon. J’en place une pour Moses Malone, toujours un plaisir de parler de lui.

BR : George Eddy, qu’on ne présente plus, a écrit la préface de votre livre. Comment l’avez-vous convaincu ?

AS : Avant même de parler du livre, on se suivait sur Twitter. Une fois j’ai posté une annonce pour vendre un bouquin américain, il m’a contacté pour me dire qu’il le voulait à tout prix ! Du coup, sans me connaître il m’a donné son adresse, son numéro de téléphone, c’est tout lui ! Après on n’a pas vraiment eu besoin de le contacter pour faire la préface, c’est directement notre éditeur, Talent Sport qui, est aussi celui de George Eddy, qui s’en est occupé. George Eddy va sortir un livre prochainement.

JM : Comme l’a expliqué Anthony, c’est lui qui a fait les démarches. Moi, je lui ai téléphoné, présenté le livre et l’éditeur a fait le reste. En France, c’est simple, il y a deux références niveau basket US : George Eddy et Jacques Monclar. Je ne suis pas toujours d’accord avec eux mais j’écoute quoiqu’il arrive. D’ailleurs, au téléphone, George Eddy m’a dit qu’il n’était pas trop d’accord avec le classement final. C’est cool, ça ouvre la discussion.

« Une fois j’ai posté une annonce sur Twitter pour vendre un bouquin américain, George Eddy m’a contacté pour me dire qu’il le voulait à tout prix ! » Anthony Saliou

BR : Et comment cela s’est passé avec l’éditeur justement ?

AS : En gros nous avons écrit le livre en six ou sept mois et à partir de janvier dernier on a commencé à faire la chasse à l’éditeur. Comme Julien est de Paris c’est plus facile pour lui, je lui ai dit qu’on viserait d’abord le haut du panier avec Talent Sport, sans avoir la moindre illusion, on se disait que c’était mort d’avance mais qu’on allait quand même essayer ! Julien a pris rendez-vous, il a présenté le projet, et le patron des lieux, Emmanuel Laureau, a fait lire le texte à ses collaborateurs. Au bout d’une semaine il nous a dit que ça leur avait plu !

JM : On a eu la liberté totale sur l’écriture. Ils n’ont absolument rien retouché. Pourtant, il y a des moments où on vide le chargeur comme il faut (salut Steve Nash). C’est appréciable. Vraiment. C’était notre peur, et là ça glisse. La mise en page a été faite par Jennifer Simboiselle et elle a eu plein de bonnes idées. Il y a plein de tableaux dans le livre, elle les a mis en valeur à la perfection. La communication est gérée par Olga Kyrychuk, la relecture et les corrections orthographiques par Olivier Bougard, le tout piloté par Emmanuel. C’est un travail d’équipe, on a beaucoup échangé et ça donne un vrai bouquin.

BR : On trouve également d’autres classements à la fin du livre, est-ce une preuve que vous avez plein d’idées et que l’on peut s’attendre à vous voir écrire un nouveau livre sur la NBA à l’avenir ?

AS : Les top 10 à la fin sont des bonus, ce sont nos coups de cœur qu’on a ajoutés pour faire plaisir aux gens, et nous faire plaisir à nous-même ! On parle de certains joueurs sous-côtés, de grands matchs, des meilleures finales, des meilleurs matchs de playoffs… C’est un best-of de ce qui nous a marqué durant notre vie de téléspectateur de basket ! Concernant un éventuel deuxième livre…on va dire qu’on planche dessus !

JM : On ne voulait pas finir sur la place numéro 1. On souhaitait offrir un petit dessert aux lecteurs. Après un bon repas, t’as toujours envie d’un peu de sucré. Les top 10, c’est l’assurance de nouvelles caries mais c’est du bon. Et honnêtement ça nous tenait à cœur : on a parlé de joueurs/matchs qu’on aime ou qu’on trouve injustement méconnus. Il y aussi un livret photo où on s’est vraiment bien marré à trouver les commentaires. Sans prétention aucune, je le trouve vraiment réussi. Pour le prochain bouquin, comme l’a dit Anthony, on bosse déjà dessus. Sujet spécial, mais je le trouve excellent. C’est lui qui l’a trouvé, et à l’inverse de Kyle Lowry, il a visé juste.

BR : Avez-vous un dernier mot pour les lecteurs de Basket Rétro ?

AS : Je pense que le livre va plaire à pas mal de personnes, c’est très travaillé, ce n’est pas du copier/coller de je ne sais quel site ou quelque chose de simple comme sur wikipédia, on a vraiment planché dessus comme des malades pendant un an ! Et merci aux lecteurs de Basket Rétro pour leur fidélité !

JM : Déjà merci. C’est une petite communauté, mais elle est « clean ». Bon état d’esprit. On ne peut pas en dire autant de certains sites ou Youtubeurs. Ce genre d’ambiance, ça donne envie de lire les articles et d’échanger. Après, on espère forcément que le livre leur plaira. Il y en a pour tous les goûts donc ça devrait le faire.

BR : Un grand merci à vous deux pour vos réponses et félicitations pour ce bouquin qui devrait intéresser plus d’un lecteur de Basket Rétro ! 

INFORMATIONS 

  • Top 50 : Les Légendes de la NBA
  • Auteurs : Anthony Saliou et Julien Mùller
  • Préface : George Eddy
  • Sortie le 10 octobre 2018.
  • Disponible en pré-commande sur les sites de vente en ligne.
  • 371 pages, 19,90 euros (13,90 euros en version numérique ePub).

Propos recueillis par Alexandre Rivet pour Basket Rétro

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