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Billet de mauvaise humeur – L’ASVEL c’est vert !

France

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Hérésie ! Sacrilège ! Blasphème ! L’ASVEL change de couleur, abandonne le vert. Sauf qu’un changement de couleur qui ne serait qu’un sujet de débat entre supporters pour n’importe quel autre club français est strictement interdit pour la « Maison verte ».

« Pour moi, le ciel, c’est bleu. La neige c’est blanc. Les Ferrari, c’est rouge. Les drapeaux pirates, c’est noir. Stendhal, c’est rouge et noir. Et l’ASVEL, c’est vert ! » – Pascal Legendre, journaliste « historique » du Mans.

Même sur une photo noir et blanc, Henri Grange est en vert.

Jusque là nous avons connu un bel été. Les tenues de What if ? pour le CSP, le BCM, Cholet… Les nouveaux logos de l’Elan Chalon et du PB86… Tout cela témoigne d’une évolution positive des identités visuelles du basket français. Fini le bricolage, fini les logos créés par « le petit neveu de la comptable qui dessine bien pour son âge ». On allait enfin dans le bon sens, celui d’une prise au sérieux de ce secteur si important pour notre sport, d’une professionnalisation d’un domaine de développement sous-estimé jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Puis… Le coup de poignard dans le dos. Coup de poignard ? Non. Une exécution à bout portant au gros calibre tiré par celui dont on ne s’attendait vraiment pas, l’ASVEL.

« Il faut s’adapter aux couleurs de la société avec qui vous vous mariez et celles de LDCL sont le noir et le blanc » – Tony Parker, président inconséquent.

Alain Gilles en vert et contre sa mémoire bafouée.

Tony Parker, Nicolas Batum, Gaëtan Muller… Jeunes gens modernes au fait des enjeux marketing dans le sport du XXIe siècle, comment avez vous pu valider cela ? Je ne parle même pas du logo, ce picto d’une brutalité inouïe qui siérait mieux à un groupuscule néo-nazi, (point Godwin assumé), qu’à un club de basket qui doit proposer de la joie et de la bonne humeur. Je ne parle pas non plus de ce naming, peut-être indispensable à une croissance économique, qui est la norme dans de grands championnats européens. Non. Comment avez-vous osé toucher à la couleur de la Maison verte et des Green Gones ?

« Le vert ne fait pas rêver en Europe » – Laurent de la Clergerie, ignare cynique et insultant.

L’ASVEL n’est pas un club comme les autres. Elle a un statut que même le CSP Limoges, l’Elan Béarnais ou le MSB ne peuvent revendiquer malgré leurs titres et leur prestige. L’ASVEL est notre mère à tous. Présente dans l’élite sans discontinuité depuis les origines, seule la décennie 90 ne l’a pas vue récompensée d’un titre nationale. Mais quelle décennie, commencée par une grave crise dont elle a su se relever et achevée dans la fournaise d’un Final Four Euroleague. L’ASVEL ne s’appartient plus. Elle est le patrimoine de tout le basket français. Elle a acquis l’immense l’honneur de ne pouvoir décider seule de l’abandon de ses couleurs, de sa couleur, le vert. Très rares les équipes qui font partis de ce club très fermé qui impose les devoirs d’une charge nobiliaire, les Celtics, le Barça, l’Olympiakos

Delaney Rudd, à jamais un petit homme vert.

Je ne veux même pas savoir les raisons de ce changement. J’imagine le pire. La lubie d’un joueur exceptionnel devenu roi qui se croit plus grand que son club ? Le diktat d’un petit affairiste qui, en représentant un dixième du budget, s’autorise à déféquer sur le rond central ? La raison est forcément mauvaise car impossible à justifier. Que ces personnes dissolvent une bonne fois pour toute l’ASVEL et l’appellent « LDLC Lyon Métropole », soit. Nous serons tristes, nostalgiques, un peu en colère… Mais rien n’est immortel. Nous le comprendrons. Et dans ce cas ils pourront l’habiller de noir ou de violet à paillettes, ce sera leur choix. Mais tant que l’ASVEL reste l’ASVEL, même avec LDLC ou Tartempion Inc. devant, elle doit être verte.

Car l’ASVEL c’est vert !

Laurent Rullier

Notre collaborateur Hugo Pinturier est un Green Gone qui ne veut pas devenir un Black Gone. Et à ce titre, je le laisse conclure.

« Tout d’abord, en tant que Green Gones et donc unique association de supporter de l’ASVEL, nous nous sommes sentis exclus par nos dirigeants dans cette prise décision.

Pour reprendre dans l’ordre les changements brusques annoncés par notre club ce lundi, il y a le naming. Celui-ci ne nous dérange en aucun cas, nous en comprenons les objectifs. Cela a d’ailleurs déjà été fait par le passé : de 2001 à 2007 nous jouions sous le nom de Adecco ASVEL.Concernant notre code couleur, nous étions déjà au courant d’une prochaine évolution mais nous sommes cependant absolument contre la radiation totale de notre couleur historique,le vert, qui nous tient particulièrement à cœur.

Nous aurions aimé qu’il y ait au moins un rappel de vert sur le maillot, ne serait-ce qu’une simple bande. Nous ne nous sentons pas prêts à abandonner totalement notre histoire ! Enfin, il y a le logo auquel nous nous opposons totalement, le club étant obligé de justifier sa symbolique pour qu’il soit compréhensible. Nous le trouvons donc illégitime à nous représenter. Le 4 d’Alain gilles et de Delaney Rudd, visages emblématiques de notre club, est présent, mais cela semble être la seule trace de notre histoire assumée par nos dirigeants.

L’année 2018 est l’année anniversaire des 70 ans du club, le moment choisi est donc très peu opportun.

Pour nous supporters, le nouveau logo ne correspond pas à la représentation de notre club et nous sommes prêts à en demander le changement. Un renouvellement de notre identité visuelle ne nous dérange pas mais est-ce une raison pour faire disparaître notre histoire ?

Nous regrettons le manque de communication avec nos dirigeants et de ne pas avoir été associés au projet. »

Les Verts salués par les supporters rouge et blanc d’Olympiacos.

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About Laurent Rullier (60 Articles)
Le premier match de basket que j'ai vu en live était un Alsace de Bagnolet vs ASVEL. Depuis la balle orange n'a pas arrêté de rebondir dans ma p'tite tête.

2 Comments on Billet de mauvaise humeur – L’ASVEL c’est vert !

  1. Triste, très triste. Plus qu’une faute de goût, un sweep de l’histoire du club et une inquiétude sur le devenir de celui-ci. On glose actuellement sur les valeurs perdues de notre rugby, cet abandon de la culture d’un club ne vaut pas mieux. Il était effectivement facile de conserver un peu de couleur verte et marier réalisme économique avec le devoir de perpétuer ce qui est plus qu’un symbole. Les Celtics et les « Verts » de l’ASSE bientôt en noir ? Désolé Gilou, ils ne savent pas ce qu’ils font…

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  2. J ai des maillots de l ASVEL en vert ils vont devenir collector je pourrai lui offrir à Tony il les braderas apparement il a besoin de tunes 🤮

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