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Emanuel Ginobili, l’autre Messie

Portrait

C’est en légende que Manu Ginobili a annoncé sa retraite fin août 2018. Après 23 ans dans le monde du basket professionnel, la star argentine a laissé une trace assez unique dans l’histoire de son sport. Il gardera l’image d’un joueur imprévisible, incroyablement créatif et à la passion contagieuse.

« Maintenant que je ne suis plus tenu par les règlements FIBA, je veux porter le 21 ». (NDLR : Aucun numéro n’excédant le 20 n’était autorisé dans les équipes FIBA).

C’est par email que Manu Ginobili a fait cette demande saugrenue aux Spurs. Bien sûr, le GM des Spurs n’a pas demandé son avis à Tim Duncan et a refusé la demande du futur rookie qu’était alors Ginobili. L’argentin avait de quoi être confiant : certes drafté en 57e position (sur 58) en 1999, ce n’était plus du tout le même joueur lors de son arrivée aux Spurs. Il était « peut être le meilleur joueur hors NBA », selon les mots de RC Buford, fraîchement nommé GM des Spurs.

1995-2002 : DE L’ANONYMAT A LA GLOIRE, DE L’ARGENTINE A L’EUROPE

On ne devient pas une légende du basket argentin par hasard. Pour Emanuel Ginobili, le sport local a toujours été le basket : sa ville natale de Bahia Blanca est la capitale informelle du basket argentin. A 4h au sud de Buenos Aires, cette ville côtière vibre autour du club local des Estudiantes. Leandro et Sebastian Ginobili, ses frères de 7 et 5 ans ses aînés, l’ont poussé vers le basket et ont eux-mêmes été joueurs professionnels en première division argentine. Son père Jorge était entraîneur à un niveau plus modeste.

Pour autant, dans une ville d’acharnés de balle orange, « Manu » apparaissait comme trop petit et trop maigre pour faire carrière dans le basket. Malgré cela, sa passion pour le basket était en permanence nourrie par son environnement familial notamment. Il put se confronter à Juan Ignacio « Pepe » Sanchez, considéré localement comme un joueur à fort potentiel, plus grand et plus fort que Manu en tous points durant leurs jeunes âges. Du moins, jusqu’à la poussée de croissance tardive de Manu qui atteint les 1,96m, lui permettant de jouer très jeune au plus haut niveau argentin.

À 18 ans, il rejoint un club dans le nord-est du pays. Il ne passa qu’une saison à Andino, avant de rejoindre l’Estudiantes Bahia Blanca pour deux années. Désormais considéré comme l’un des tous meilleurs jeunes du pays, il fut l’un des éléments forts de l’équipe d’Argentine des moins de 22 ans aux mondiaux de 1997. RC Buford, membre du staff des Spurs, l’aurait repéré pour la première fois pour ses qualités athlétiques, sa volonté de passer la balle et de faire jouer l’équipe et son mental de compétiteur. Pour autant, Ginobili était péniblement la quatrième option de l’équipe d’Argentine, dernière notamment Fabricio Oberto.

En 1997-1998 avec ses 24,9 points par match, il est le meilleur scoreur de son équipe à seulement 20 ans. Il apparaissait comme un joueur relativement athlétique, bon shooteur bien qu’irrégulier, et surtout extrêmement créatif. C’est ce dernier point qui sera sa marque de fabrique pour passer de l’autre côté de l’atlantique.

Du fait des relations particulières entre l’Argentine et l’Italie, Manu Ginobili obtint sans soucis le passeport italien et put rejoindre le club de deuxième division (Serie A2) de Viola Reggio Calabria. Avec ses 16,9 points par match, il aida son équipe à atteindre la troisième place du championnat et à rejoindre la Serie A1. C’est durant cette saison qu’il apprit cette action que l’on nomme en NBA le « flop ». Feindre la faute, exagérer les contacts, chercher à obtenir des coups de sifflets généreux de la part des arbitres.

Sa première saison en Italie lui valut d’être drafté par les Spurs. À bientôt 22 ans, il fut le premier surpris : « J’étais en pleine préparation avec mon équipe nationale et je n’avais jamais eu le moindre contact précis avec un scout ou un club NBA. Alors, quand on m’a appris que j’avais été drafté, j’ai d’abord cru que les gars me chambraient. Et de faire partie des derniers joueurs choisis cette année là n’avait aucune importance. J’étais tellement surpris que je sautais de joie. ». Pas question pour autant de sauter le pas immédiatement, un second tour de draft est rarement une priorité pour une franchise NBA, d’autant moins un avant-dernier choix. Le coach des champions en titre Gregg Poppovich ne le vit pour la première fois qu’en juillet, un mois après la draft, au Tournoi des Ameriques. Comme RC Buford deux années plus tôt, il a dit avoir été frappé par la compétitivité du joueur, et sa confiance en lui absolument hors-normes.

C’est cette confiance qui lui a permis de s’adapter en toutes circonstances. La saison suivante à Reggio, il maintint ses chiffres malgré la division supérieure, devenant All-Star pour la première fois. C’est ce qui lui a permis de se faire recruter par l’un des éléments forts de la ligue italienne, le Virtus Bologne coaché par Ettore Messina. Il rejoint notamment Antoine Rigaudeau et le spécialiste de la défense Marko Jaric, deux extérieurs qu’il devait suppléer. Ginobili avait cette image d’électron libre, de joueur trop créatif pour être canalysé dans un jeu structuré comme celui de Messina. Des doutes subsistaient aussi sur sa défense.

Pour autant, il en est très vite devenu l’incontestable meilleur joueur. Il s’est bien sûr adapté au jeu de sa nouvelle équipe, mais c’est toute l’équipe qui s’est tournée autour de lui. Dans Basketnews (numéro 30, 17/05/01), Ettore Messina admet qu’il ne pensait pas que Ginobili serait aussi vite aussi bon. « Au fil des matches, il est devenu notre première option offensive, sur son seul talent. Nous ne l’avions pas décidé avant. (…) Même dans les matchs où il ne jouait pas bien, il était capable de marquer 10 points en deux ou trois minutes. Et cela a rendu de grands services à l’équipe dans bien des rencontres ».

Son style de jeu caractéristique et flashy l’a rendu très apprécié du public. Les supporters de Bologne entonnaient des chants « Nous seuls avons Ginobili », calqués sur les chants des supporters de l’Inter au sujet de Ronaldo. Et pour cause. El Manu a été MVP de l’Euroligue remportée en 2001, du championnat italien en 2001 et 2002. Ce qui a fait dire à RC Buford qu’il était sans doute « le meilleur joueur hors-NBA » au moment de son arrivée à San Antonio.

2002-2007 : TITRES NBA, TITRE OLYMPIQUE : EL MANU AU SOMMET

Franchir le pas était l’étape nécessaire pour que Manu continue sa progression. Jusque là, il avait toujours su s’adapter à chaque échelon, à tous les types d’opposition qu’il avait pu rencontrer. Reste que la NBA est un autre monde. Depuis ses dernières saisons en Argentine, il a toujours profité d’un avantage athlétique pouvant lui permettre d’imposer son talent. Dans le paysage NBA, il était un bon athlète dans la force de l’âge, mais pas suffisamment pour que ce soit un réel avantage. À déjà 25 ans, il a un peu tout connu en Europe, arrive avec une solide expérience et un œil sur lui-même lui permettant de savoir ce qu’il vaut. Reste à convaincre Coach Pop’ qu’il ne sera pas un poids en défense, et surtout qu’il saura utiliser avec parcimonie sa folie en attaque. Car s’il a souvent été loué pour sa créativité, il est aussi capable de beaucoup de déchets, de prises de risques inutiles. C’est la contrepartie à son jeu d’instinct.

Quoi qu’il en soit, il n’a évidemment pas obtenu le numéro 21 qu’il avait demandé avec humour à RC Buford. Son numéro de toujours, le 6, avait été lâché un an plus tôt mais par l’illustre Avery Johnson, le GM des Spurs estima donc que cela faisait un peu tôt pour le réattribuer. C’est donc par hasard que Manu a pris le numéro 20, pour pouvoir enfin être présenté aux médias. La conférence de presse a mis en avant un autre aspect : les trois premières questions de la presse ont été posées en espagnol. Dans une ville à 60 % hispanique, Manu avait absolument tout pour plaire aux fans. Un latino au jeu étincelant. D’autant que la seule autre recrue de marque de l’intersaison était pour alors (au 17 juillet) le meneur Speedy Claxton. Antonio Daniels était parti, Ginobili allait avoir de la place. Stephen Jackson était le choix logique pour être titulaire, Ginobili s’est petit à petit imposé comme une solide option du banc en jouant plus de 20 minutes, mais avec seulement 7,6 points par match et un joli total de 1.4 interceptions par match. Le rôle de Ginobili s’est accru pendant les playoffs, à près de 28 minutes par match. A 25 ans et pour sa saison rookie, Ginobili remporta ainsi son premier titre NBA. Il était certainement le 6e voire 7e homme de l’équipe, mais il eut un vrai rôle, avoisinant les 10 points par match sur les playoffs.

Sa saison sophomore fut une progression logique. Stephen Jackson parti accomplir son destin de superstar potentielle – selon ses dires -, Ginobili a récupéré le spot de titulaire en début de saison, place perdue au profit de Hedo Turkoglu en cours d’année. Celui-ci était avant tout utilisé comme un shooteur, tandis que Ginobili était plus en vue pour animer le banc. Mais à l’issue de la saison 2003-2004, achevée notamment par un coup de poignard de Dereck Fisher en playoffs, on peut difficilement parler de Big 3 pour le trio Duncan-Parker-Ginobili.

Ce qui a changé la donne sur bien des aspects s’est passé pendant l’intersaison. Ces fameux JO 2004 où la domination américaine a été contestée par les argentins. Du point de vue américain, c’est sans doute durant la demi-finale que Ginobili est devenu une star. Il était le leader incontesté avec ses 29 points contre la Team USA de Tim Duncan, qui était certes une équipe hautement dysfonctionnelle et mal construite. L’équipe avait beau avoir perdu contre le Porto Rico et la Lituanie en phase de groupes, l’image de Ginobili menant une troupe de joueurs à la victoire face à Tim Duncan, son incontestable franchise player aux Spurs, était une belle histoire. Le voir enchaîner les petits shoots dans le périmètre et les trois points tout en défendant comme un acharné contre une équipe de superstars a marqué les esprits. Au delà de la déception des américains, un récit à la David contre Goliath existe encore, cette victoire tournant presque au mythe.

En entamant la nouvelle saison, Ginobili avait changé de statut. Désormais, il était une star et le Big Three des Spurs est progressivement devenu une mesure unanime. Dans la lancée de ce titre et fort de sa nouvelle popularité, Ginobili a obtenu en 2005 sa première sélection au All-Star Game, un an avant son coéquipier Tony Parker. Dans le jeu, il prenait une place plus importante mais gardait un temps de jeu inférieur à Parker et Duncan, mais aussi à Bruce Bowen.

Fort d’une plus grande confiance de Pop, il prit aussi son envol sur ces playoffs. Pour la première fois titulaire en playoffs, il atteint une moyenne de 20,8 points par match, sa meilleure marque en carrière. Durant le second tour contre Seattle, il plante 39 points pour donner à son équipe le cinquième match de la série, remportée ensuite 4-2. C’est aussi lui qui a lancé son équipe durant les finales contre Detroit, avec 26 et 27 points sur les deux premiers matchs pour deux larges victoires. Même s’il se troue sur le troisième match (7 points) et que son équipe perd aussi le quatrième (102-71), il réalise d’excellentes finales NBA. Il marque 23 points sur le septième match, remporté 81-74 par les siens. Après trois quarts-temps, les deux équipes sont à égalité (57-57). Dans une opposition de deux équipes extrêmement défensives et proposant un jeu lent de demi-terrain, Ginobili arrive à planter 11 points sur le dernier quart temps pour permettre à la franchise de remporter son troisième titre, son second à titre personnel. Cela lui a valu de se rapprocher du titre de MVP des finales, obtenant 4 votes sur 10, derrière Duncan.

Sa saison suivante fut plus compliquée. Tandis que TP continuait sa progression, lui a été miné par des blessures aux pieds et à la cheville pour un total de 17 matchs manqués et des statistiques légèrement plus faibles. Cette fois, les Mavericks se sont imposés en demi-finale face aux champions en titre. Une nouvelle fois en 2006-2007, Pop’ juge préférable d’avoir Ginobili en sortie de banc, les options Finley et Barry ne donnant pas satisfaction. Les deux ailiers sont bien plus âgés, et le profil très créatif de Ginobili permet à l’équipe de maintenir un meilleur niveau lors des rotations. Autrement, lorsque lui et Parker se trouvaient sur le banc, la différence devenait trop importante. De plus, les progrès de Tony Parker dans la création de jeu pour ses coéquipiers lui permettaient de mieux mener l’équipe même sans son comparse argentin. C’est cette saison là que, pour leur troisième titre commun, TP a obtenu le titre de MVP des finales après avoir marché sur l’eau contre les Cavaliers. Ginobili quand à lui est maintenant redevenu un remplaçant, avec cette fois un tout autre statut qu’en début de carrière.

2007-2018 : VERS UN NOUVEAU TITRE POUR DES SPURS BEAUCOUP TROP VIEUX

En 2007-2008, il score 19,5 points par match et remporte le titre de Sixième homme de l’année ainsi qu’une sélection dans la All-NBA Third Team. Il est arrivé dans les meilleures conditions aux Jeux Olympiques de Pékin, où il a mené son équipe à la médaille de bronze. Mais après cette saison quelque peu éprouvante, qui à titre personnel fut probablement la meilleure, quelques blessures l’ont écarté des terrains pendant plusieurs mois. À maintenant 31 ans, il n’a plus tout à fait les qualités athlétiques de ses 25 ans et commence à être de plus en plus régulièrement touché par quelques petites blessures le gênant ou l’éloignant des parquets quelques matchs. En 2008-2009, c’est 38 matchs qu’il a loupé, alors qu’il sortait de sa meilleure saison en carrière.

L’équipe des Spurs était dans une phase de relatif déclin. Après le titre de 2007, Bruce Bowen a très rapidement perdu de ses capacités physiques et de son coffre, prenant sa retraite ensuite. L’intégration de Richard Jefferson en 2009 n’a pas apporté le nouveau souffle nécessaire, ressemblant à une erreur de casting, et l’apport de Tim Duncan se réduisait petit à petit, tombant à 13,4 points par match en 2010-2011. A 34 ans et avec une jambe abîmée depuis 2005, cette période fut le sommet de cette analyse quelque peu tronquée : « Les Spurs sont trop vieux ». Malgré cela, la franchise n’a jamais loupé les playoffs et retrouvait la barre des 50 victoires chaque saison.

2010-2011 fut tout de même un moment de renouveau. Ginobili redevint titulaire, avec un niveau de jeu individuel qu’il a rarement atteint. Le renouveau de l’équipe est venu dans le style de jeu. Pour s’adapter au volume de jeu de Duncan subitement plus faible, le jeu beaucoup plus collectif et symbolisé par l’extra-passe devenu fameux en 2014 s’est progressivement mis en place. Gary Neal, Dejuan Blair et Matt Bonner culminaient tous trois à plus de 20 minutes de jeu, tandis que TP et Ginobili étaient les deux patrons. El Manu retrouva alors le All-Star Game pour sa deuxième et dernière sélection, mais aussi la All-NBA Third Team. À nouveau miné par les blessures la saison suivante, il perdit, cette fois définitivement, sa place de titulaire. Alors que Kawhi Leonard était en train d’éclore très rapidement au point de supplanter Richard Jefferson, c’est Danny Green qui pris le poste de second arrière pour ne plus le lâcher. Arrivé dans l’anonymat un an avant, il s’imposa comme un solide shooteur, capable de passer la balle, mais absolument pas créateur. Ginobili reprit son rôle de 2008, et finissait toujours les matchs, ce qui était l’essentiel.

Avec un nouveau régime alimentaire, Tim Duncan se reprit de manière impressionnante et, sans redevenir le monstre d’antan, a conservé un rôle majeur des deux côtés du terrain dans cette équipe. Désormais tournée autour d’un collectif bien huilé, l’équipe redevenait prétendante au titre derrière Tony Parker, incontestable patron de l’équipe. Sur la saison 2012-2013, Ginobili était en train de devenir un joueur irrégulier, tendance qu’il a toujours eue mais sans pouvoir compenser comme autrefois. Les matchs 2, 3 et 4 de ses finales se sont même soldés par 5, 7 et 5 points. Il apparaissait dépassé, à bout physiquement. Pop’ tenta de l’utiliser comme un titulaire pour les trois derniers matchs, conscient qu’il n’avait pas les armes pour battre ce Heat de Lebron James sans un Manu à un bon niveau.

Après la défaite en finales NBA, les premières questions se posèrent autour de la retraite de Ginobili. À 35 ans, il n’a plus les capacités défensives d’antan. Son jeu n’a certes jamais été linéaire, mais à ce moment là il était devenu même incertain et totalement irrégulier.

La saison suivante fut un peu du même acabit pour lui d’un point de vue statistique. Les Spurs étaient de toutes façons l’équipe qui faisait tourner quitte à perdre quelques matchs en saison régulière (et quelque milliers de dollars d’amende pour priver les antennes TV de voir certaines grosses affiches). Cette nouvelle édition de playoffs fut bien meilleure pour les Spurs et Ginobili. Plus frais que l’année précédente, à en croire son dunk sur Chris Bosh durant le match final de la saison, Ginobili a finit ces playoffs avec 14,3 points par rencontre. Le dernier titre pour lui, pour le Big Three, une forme d’accomplissement.

Par amour du jeu, il est resté 4 saisons de plus dans sa franchise de toujours. Il était le vétéran du banc, économisé mais régulièrement présent pour le meilleur pour électriser un match, capable de renverser le cours d’une rencontre par quelques coups d’éclats. Chaque saison, la question de la retraite se posait. Sa décision nous parvenait de plus en plus tard. En 2017, une dernière action de marque a achevé sa légende. Contre les ennemis texans de Houston, sans Tony Parker, Ginobili a validé la victoire du cinquième match de la série en clouant James Harden sur place. La blessure de Kawhi Leonard provoquée lors du premier match des finales de conférence ont définitivement privé Ginobili de tout espoir de retrouver les finales NBA.

L’empreinte laissée par Ginobili est tout à fait singulière. Difficile de voir en lui une superstar classique, le genre de leader incontestable d’une grande équipe NBA. Il l’a été en Europe, mais était trop juste pour le devenir en NBA. On retiendra de Manu qu’il a été un passeur de génie, un joueur à haut risque, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. C’est grâce à ce genre de joueurs que le haut niveau est si beau. Si, au bout du compte, il a réussi à atteindre la NBA et à y avoir un rôle aussi important, c’est bien parce qu’il a été animé d’une immense passion. Et il a su nous la transmettre.

Merci, El Manu.

LA CARRIÈRE DE MANU GINOBILI EN INFOGRAPHIE

Bandeau et infographie réalisés par Laurent Rullier. Remerciements à Frank Cambus pour les archives.

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About Antoine Abolivier (80 Articles)
Tombé dans le basket en découvrant Tony Parker et Boris Diaw. Passionné par tout ce qui touche à son histoire que ce soit le jeu, la culture ou les institutions. Présent sur twitter, @AAbolivier

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