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Les Co-Rookies of the Year de l’histoire de la NBA

Rookie Of The Year

Montage Une : Laurent Rullier pour Basket Rétro

Cette saison, Donovan Mitchell et Ben Simmons se sont livré un duel homérique à distance pour le titre de Rookie of the Year. Sans que l’un des deux ne parvienne à prendre l’ascendant sur l’autre. A tel point que certains souhaitent que leur soit attribué un titre de co-ROY. Un cas de figure qui n’est pas sans précédent.

SAISON 1970-71 : DAVE COWENS ET GEOFF PETRIE

 Premier co-Rookie of the Year de l’histoire, celui décerné à l’ailier des Celtics Dave Cowens et qu’il a partagé avec le meneur de Portland, Geoff Petrie.

Dave_Cowens

Dave Cowens

Collectivement, leurs saisons ne sont pas des plus abouties. Les Celtics échouent de justesse à se qualifier pour les play-offs avec un bilan honorable de 44 victoires pour 38 défaites. A dire vrai, ils font les frais du système de qualification de l’époque qui y envoyait les deux premiers de chacune des 4 divisions, quel que soit les bilans globaux. Pour cette raison, malgré un meilleur bilan que Baltimore et qu’Atlanta, ce sont bien les Bullets et les Hawkes qui vont en post-season : ils finissent aux deux premières places de la Division Centrale avec respectivement 42 et 36 victoires. Boston, du fait de sa 3e place au sein de la Division Atlantique, reste à quai. Quant aux Portland Trail Blazers, pour ce qui constitue la première saison de leur existence, ils finissent bon dernier de la Division Pacifique et de la Conférence Ouest, avec 29 victoires et 53 défaites.

Malgré les résultats mitigés de leurs équipes, nos deux débutants brillent en cette saison

Petrie

Geoff Petrie

1970-1971. Dave Cowens, 4 e choix de la draft, marque les esprits d’entrée : lors de son premier match NBA, il inscrit 16 points et capte 17 rebonds face aux Knicks, champions en titre. Il finit la saison avec 17 points et 15 rebonds de moyenne. Les prémices d’une brillante carrière, qui le mènera à deux titres NBA (1974, 1976) et un titre de MVP (1973) avec Boston. Il prendra sa retraite en 1980 et sera intronisé au Hall of Fame en 1991.
Geoff Petrie de son coté bouclera l’exercice avec 24,8 points par match, soit tout simplement son deuxième meilleur total en carrière (il inscrira 24,9 points de moyenne lors de la saison 1972-1973). Il rencontrera malheureusement moins de succès par la suite que son homologue co-Rookie Of the Year. Gravement blessé à un genou, il devra mettre fin à sa carrière après seulement 6 saisons. Son numéro 45 fut retiré par les Blazers.

SAISON 1994-95 : GRANT HILL ET JASON KIDD

 Sans doute le duo le plus connu de ceux qui ont dû se partager le trophée de meilleur débutant de l’année.

Jason Kidd, est drafté en 2e position par les Dallas Mavericks. En 79 matchs, il compilera pour sa première saison dans l’élite 11,7 points, 7,7 passes décisives et 5,4 rebonds. Avec Jamal Mashburn et Jim Jackson, il forme un trio jeune et plein de promesses, surnommé « Les 3 J ». En remportant 7 de leurs 11 premiers matchs, les hommes du coach Dick Motta laissent espérer une grande saison du coté de Dallas. Les attentes seront finalement déçues, et Kidd et ses coéquipiers finiront à une piteuse 10e place au sein de la Conférence Ouest, avec 36 victoires et 46 défaites.
Malgré ce gâchis, le meneur aura brillé pour sa saison de rookie, et écrit les premières lignes de sa brillante histoire en NBA.

Grant Hill pour sa part, est drafté en 3e position, juste derrière Kidd, par les Detroit Pistons. Il devient immédiatement la coqueluche du public. Surnommé « Mister Nice Guy » du fait de son exemplarité et de sa gentillesse sur les parquets comme en dehors, cet ailier de 2m03 se fait également apprécier pour son impact immédiat et ses bonnes performances au sein de l’équipe. All star dès 1995, il achèvera sa première saison NBA avec 19,9 points par matchs, accompagnés de 5 passes décisives et de 6,4 rebonds.
Malgré les très bonnes performances du rookie, les Pistons ne parviennent pas à enchainer les victoires. Avec 28 victoires et 54 défaites, ils terminent 12e de la Conférence Est, loin des places qualificatives pour les play-offs.

Reportage diffusé en 96 sur la TNT au sujet des deux étoiles montantes de la NBA

SAISON 1999-2000 : STEVE FRANCIS ET ELTON BRAND

Derniers co-ROY en date : Elton Brand et Steve Francis. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux joueurs auront connu une première saison compliquée collectivement.

Elton Brand fut le seul rayon de soleil dans la bien terne saison 1999-2000 des Chicago Bulls, qui ne sera rien de moins que la pire de leur histoire. Avec 17 victoires et 65 défaites, les Bulls présentent un bilan catastrophique, finissant bon dernier de la Division Centrale. Seuls les Clippers font pire dans la ligue avec 15 victoires et 67 défaites. Au sein de cette équipe en perdition, Elton Brand parvient pourtant à tirer son épingle jeu. Avec 20,1 points et 10 rebonds de moyenne, l’ailier fort brille, et est nommé rookie de l’année. Les Bulls souhaitent se reconstruire en se basant sur lui, et sa deuxième saison est tout aussi convaincante avec des stats sensiblement identiques (20,1 points et 10,1 rebonds par match).
Mais la mayonnaise ne prend pas à Chicago, et Elton Brand quitte la franchise après deux saisons, pour rejoindre les Clippers de Los Angeles.

Steve Francis se sera lui aussi fait remarquer pour ses premiers pas dans la NBA. Malheureusement tant pour son comportement décrié que pour son jeu. L’explosif meneur est drafté en seconde position en 1999, par les Grizzlies de Vancouver. Mais il refuse de jouer pour la franchise. Quand lui explique que Vancouver est trop éloigné de son cher Maryland, d’autres affirment qu’il ne souhaite pas jouer dans une équipe aussi faible que la formation canadienne. Après avoir publiquement exprimé son refus de porter le maillot des Grizzlies, il sera finalement tradé aux Rockets de Charles Barkley et Hakeem Olajuwon.
Là, il réalisera une saison pleine, avec 18 points, 6,6 passes décisives et 5,3rebonds de moyenne par match. Les Rockets termineront malgré leur rookie loin des places qualificatives pour les play-offs, avec 34 victoires et une 11e place à l’Ouest.
Steve Francis quittera les Rockets en 2004, après avoir été critiqué pour un jeu que d’aucuns qualifient d’égoïste.
La suite de sa carrière sera aussi chaotique que le fut sa jeunesse, tourmentée par la pauvreté et la criminalité.

Francis:Brand

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