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[Insolite] Les rumeurs de transfert sur Michael Jordan en carrière

Insolite

Farfelu, improbable, impossible. Comment a t-on pu penser un jour à transférer le meilleur joueur de la ligue? C’est pourtant arrivé et à trois reprises! Alors attention, à prendre avec des pincettes. Des rumeurs fondées, mais étaient-elles vraiment sérieuses?

La première fois, c’était en 1984 peu avant la draft. Les Bulls étaient sûrs que Houston et Portland prendraient les deux meilleurs joueurs disponibles, Akeem Olajuwon et Michael Jordan. La reconstruction d’une franchise passe par un pivot de renom et depuis le départ d’Artis Gilmore en 1982, Chicago doit se contenter du sympathique, mais limité Dave Corzine. Rod Thorn, alors General Manager de l’équipe, passe un coup de fil à Seattle pour se renseigner sur la disponibilité de Jack Sikma. La discussion tourne court et Thorn jette un oeil chez les Clippers. Le jeune Terry Cummings qui était numéro 2 à la draft de 1982 fait des ravages dans les raquette adverses avec 23 points de moyenne par match et cerise sur le gâteau, il est originaire de Chicago.

L’échange semble en bonne voie, Cummings aux Bulls contre le 3ème choix. Un éclair de lucidité traverse l’esprit de Rod Thorn, et si on prenait le risque de garder notre pick? Car si Houston était à 99,9% de choisir Olajuwon, les Trail Blazers étaient encore indécis. Au poste d’arrière, ils ont Clyde Drexler et le pivot Sam Bowie est de loin le meilleur à son poste derrière l’intérieur Nigérian pour cette cuvée 84. On connaît la suite, le tandem Drexler/Jordan dans l’Oregon restera comme un fantasme. Mais les Clippers n’ont pas dit leur dernier mot.

UNE OFFRE INCOMMENSURABLE POUR OBTENIR MICHAEL

La saison 87-88 vient de conclure et l’autre équipe de Los Angeles est au fond du trou avec un bilan de 17 victoires et 65 défaites. Ce vieux radin de Donald Sterling, propriétaire décrié et détesté, veut un joueur qui fasse lever les foules, un showman pour empiéter sur les voisins pourpres et or. Forcément, un MVP, meilleur défenseur de la saison et une valeur inestimable à tous les niveaux comme Michael Jordan, ça laisse rêveur. Les critiques à l’égard de MJ sont nombreuses. Aussi fort soit-il, peut-il emmener une franchise jusqu’au titre? N’est-ce qu’un phénomène de foire? Doug Collins, alors coach des Bulls, aurait dit directement à son patron que les Bulls ne gagneraient jamais avec Jordan, trop personnel. Sterling demande à son GM, Elgin Baylor de tout faire pour convaincre Chicago de céder le joyau. On a jamais su les noms concernés, mais il y a fort à parier que Michael Cage, le meilleur rebondeur de la ligue, était dans le package accompagné soit de Mike Woodson ou du jeune Benoit Benjamin. Mais le plus fort, c’est que les Clippers céderaient en bonus, leurs deux choix de draft 88, des top picks avec le numéro 1 et 6!

Jerry Krause qui a remplacé Rod Thorn au poste de GM, n’est pas insensible à cette proposition alléchante. Il pourrait avoir un duo d’intérieurs rugueux, Michael Cage/Charles Oakley, un ailier prometteur avec Scottie Pippen et le privilège d’obtenir à la draft un arrière à gros potentiel comme Mitch Richmond ou Hersey Hawkins + le meilleur joueur de cette promotion, Danny Manning! Krause est même sous le charme du pivot hollandais, Rik Smits. Ce n’est pas les talents qui manquent en 1988, le poste de meneur est aussi très convoité aux Bulls. Un type comme Rod Strickland peut très bien faire l’affaire. Une affaire qui semblait bien partie et qui va finalement capoter.

Le propriétaire de Chicago, Jerry Reinsdorf, appelle directement Donald Sterling pour lui signifier que Jordan ne bougera pas. Les raisons sont simples, le côté business passe avant le côté sportif. De ce point de vue, les deux proprios ont la même vision. Le numéro 23 est un pur produit marketing qui rapporte beaucoup trop d’argent pour le laisser filer. Jordan est une icône à Chicago, LA star montante de la NBA. Si les Clippers n’ont jamais décollé par la suite dans les années 90, excepté un sursaut en 1992 et 1993, Chicago a réalisé une razzia avec six titres de champions et un statut d’intouchable pour MJ, le meilleur joueur du monde.

JORDAN AUX KNICKS – DU BRUIT POUR RIEN

L’été 1996, de l’avis de nombreux spécialistes et observateurs, la plus forte affluence d’agents libres de haut niveau de tous les temps. Shaquille O’Neal, Charles Barkley, Alonzo Mourning, Dikembe Mutombo, Reggie Miller, Gary Payton et… Michael Jordan! Comme chaque année, les Knicks sont partout dans les rumeurs. Ils sont sur le pied de guerre pour signer tout le monde. Ils ont laissé le vétéran et vieillissant Derek Harper partir pour essayer d’amadouer Gary Payton, qui n’a mis longtemps avant de donner son accord pour une prolongation avec Seattle. Ils ont tenté l’approche avec Charles Barkley, mais là aussi, l’affaire fut vite close lorsque les Rockets ont offert une monnaie d’échange très intéressante à Phoenix (Sam Cassell/Robert Horry). Offrir un pont d’or à Shaq? Bien tenté, mais le géant a préféré le soleil et l’aura de Los Angeles. Faire venir Reggie Miller, l’ennemi numéro 1 de Big Apple? C’était le plan D. Non la cible prioritaire s’appelle Michael Jordan et la mission semble loin d’être impossible.

Les raisons sont multiples. Les relations sont très tendues avec Jerry Krause. Scottie Pippen a des envies de départ, Phil Jackson aussi. L’argent est enfin le motif absolu. Les Bulls viennent de remporter un nouveau titre, le 4ème, ponctué d’un record de victoires en saison régulière, 72. Jordan a touché 3,8 millions de dollars, très loin derrière les 18 millions de Patrick Ewing. Un sentiment d’injustice, Michael veut le gros lot et pas moins de 25 millions la saison! Jerry Reinsdorf a toujours été reconnu comme un pingre et il ne semble pas prêt pour le moment à coopérer. New York est aux aguets pour lui offrir un contrat record, Ewing étant obligé de revoir son salaire à la baisse. Michael cherche alors l’intox, la provocation en disant à la presse qu’avec Patrick, il peut de nouveau chercher un titre. Les Bulls ont alors réagi en refilant trente millions pour une année (l’équivalent de tous les salaires précédents de MJ réunis) et prolonger Phil Jackson. Le groupe champion ne subit aucune modification et Mike n’hésite plus à resigner. Deux bagues de plus dans la besace, His Airness prend sa retraite. New York n’en a jamais profité, la concurrence avait déjà pris les devants.

LE MEILLEUR DE MICHAEL JORDAN EN 1996-1997

Sources: SBNation/NYTimes/Chicago Tribune

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About Anthony "Pred" Saliou (422 Articles)
Fan de MJ, d'Hakeem, Bird et Sir Charles notamment, déteste les Sonics et le Thunder, peu d'amour pour les Lakers, mais adore par-dessus tout le basket "tough". A passé plus de 10 ans sur la toile basket à débattre et râler comme tout vieux qui se respecte.

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