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Top 25 joueurs cultes NBA : Michael Jordan

Top 25

    crédits : Julien Mc Laughlin

1984 >2002

Considéré comme le plus grand joueur de l’histoire, Michael Jordan a profondément marqué le sport, transcendant la pratique du basket-ball en un phénomène de culture populaire au début des années 90.

Athlète hors pair, celui que l’on surnomme « the G.O.A.T » (The Greatest Of All Time) incarne l’esprit de compétition ultime. Depuis son sacre à l’Université de North Carolina jusqu’à ses six bagues avec les Chicago Bulls, en passant par ses deux médailles Olympiques, MJ a tout raflé sur le plan individuel et collectif. Rarement un sportif aura captivé autant l’attention du public autour de ses exploits. Doté d’un sens du spectacle, d’une maîtrise des airs et d’une technique parfaite, le joueur n’était pas seulement une machine à scorer mais également un défenseur redoutable qui aura humilié plus d’un adversaire de par sa domination sur tous les aspects du jeu.

Si le joueur s’est souvent montré soliste à ses débuts, c’est grâce à son leadership et son exigence que ses coéquipiers ont pu briller sous les spotlights. En véritable homme d’orchestre, le coach Phil Jackson, a su mettre au diapason le collectif pour l’épauler afin de cumuler les titres. Tout d’abord en 1991 lorsque les chicagoans mettent fin à un quart de siècle de frustration après que Jordan et Scottie Pippen aient combiné leurs efforts pour donner l’avantage en cinq manches face aux Lakers de Magic Johnson. Couronné champion NBA pour la première fois, l’équipe menée par His Airness confirme sa dynamique victorieuse en s’octroyant les deux prochains titres. D’abord face aux Portland Trail Blazers de Clyde Drexler puis face à une redoutable équipe des Phœnix Suns emmenée par Charles Barkley, le MVP sortant. Malheureusement, la disparition tragique de son père, peu de temps après, pousse Jordan à prendre de la distance pour s’éloigner des parquets. Après s’être essayé durant un temps au baseball, il renoue avec son sport de prédilection pour ramener Chicago sur la route du titre. Revenus au plus fort de leur niveau, les Bulls terrassent les équipes de l’Ouest en phases finales, qu’il s’agisse des Super Sonics du tandem KempPayton ou de l’éternel duo des Jazz composé de John Stockton et Karl Malone en battant Utah en 1997 et 1998.

Avec le sentiment de n’ayant plus rien à prouver sur le plan sportif, Jordan se retire pour se consacrer à ses affaires. L’amour du jeu aura cependant raison de lui et c’est donc sur un ultime challenge qu’il sort encore de sa retraite en 2001 pour enfiler le maillot des Washington Wizards. Si les résultats sont peu satisfaisants sur le plan collectif, sur le plan individuel le joueur démontre qu’il n’a rien perdu de sa superbe grâce à jeu moins aérien mais tout aussi efficace et tout en feintes, techniques et tirs en suspension. Opposé à la nouvelle génération de joueurs des années 2000, il participe, alors âgé de quarante ans, à son dernier All Star Game en 2003.

Six fois champion et cinq fois meilleur joueur, Michael Jordan laisse une empreinte indélébile sur la ligue américaine de par son charisme et sa détermination. Nombreux sont les joueurs venus prétendre le suivre dans ses pas mais rares sont ceux qui soient véritablement capables de reprendre son flambeau.

Après avoir effectué son cursus au lycée de Laney High School en Caroline du Nord, le jeune Michael Jordan prend la décision de rejoindre la célèbre université de l’Etat, après avoir reçu la sollicitation des plus grandes facs du pays. Sous les ordres du célèbre Dean Smith, le freshman se plie à la discipline imposée par l’entraineur et commence son apprentissage sur le banc de Chapel Hill en 1981.

Les Tar Heel se présentent comme l’équipe la plus redoutable au début des années 80, avec des joueurs promus à une grande carrière. C’est aux côtés de James Worthy, Kenny Smith et Sam Perkins que le jeune arrière prépare sa première saison universitaire.

UNC se hisse à la tête du classement pour s’envoler tout droit vers le Final Four de 1982. Après avoir défait les Houston Cougars d’Akeem Olajuwon, les hommes de la Caroline du Nord se voient opposés en finale à l’autre grand favori, Georgetown.

Emmenés par leur pivot star Patrick Ewing et dirigés d’une main de fer par le mythique John Thompson, les Hoyas parviennent à entraver le jeu académique mis en place par Smith. Alors que la fin de match voit Georgetown mener sur le score de 62-61 à 32 secondes du terme de la rencontre, l’entraineur met en place un système pour isoler le numéro 23. C’est sur une passe de Worthy que Jordan récupère le ballon sur le côté gauche et profite d’un écran pour poser ses appuis afin de décocher un shoot. C’est à ce moment précis que la légende du joueur démarre. Grâce à ce tir en extension réussi à six mètres, Michael Jordan marque le panier décisif pour se défaire de Georgetown et décrocher son premier titre de champion.

Durant ses trois saisons passées à North Carolina, Jordan décroche le trophée du meilleur freshman de la ACC, intègre deux fois de suite l’équipe première NCAA et remporte le prix Naismith ainsi que le trophée Wooden du meilleur joueur universitaire.

Alors qu’il lui reste encore une année de cursus à l’université, il prend la décision de se présenter à la Draft 1984 afin de rejoindre le sport professionnel au sein des Chicago Bulls.

Avant de faire ses grands débuts sous le maillot rouge et noir, il fait partie de l’aventure olympique à Los Angeles, ce qui lui permet d’assoir un peu plus sa notoriété avant de construire sa légende à venir.

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Meilleure saison : 31.5 points, 6.0 rebonds, 5.5 passes, 1.0 blocks, 2.7 steals (1990-1991)

  • Titres de MVP : 5 (1988, 1991, 1992, 1996, 1998)
  • Titres NBA : 6 (1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998)
  • MVP des Finales NBA : 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998
  • Sélections All-Stars : 14
  • MVP du All-Star Game : 1988, 1996, 1998
  • NBA rookie of the year : 1985
  • All-NBA First team : 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998
  • All-NBA Second team : 1985
  • Meilleur Défenseur NBA : 1988
  • NBA All-Defensive First team : 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998
  • Meilleur Marqueur NBA : 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1996, 1997, 1998
  • Meilleur Intercepteur NBA : 1988, 1990, 1993
  • Palmares Olympique : Or (1984,1992)

Modèle : Nike Air Jordan I

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À l’approche des années 80, le marché des vêtements de sport commence à se révéler suffisamment lucratif pour donner lieu à une concurrence effrénée entre les marques. Si Converse et Adidas ont le bénéfice de l’histoire derrière eux, Nike, une jeune firme située dans l’Oregon, essaye de tirer son épingle du jeu sur le créneau du basket. Véritable phénomène sportif suite à son titre NCAA et sa campagne Olympique, le jeune Michael Jordan attise toutes les convoitises. Si le joueur est un grand fan d’Adidas, son agent, David Falk, entend bien lui décrocher le meilleur contrat possible. Redoutant un retour sur investissement incertain, Adidas ne s’aligne pas sur l’offre proposée par Nike, à savoir : une chaussure à son nom assortie d’une ligne de vêtements ainsi qu’un pourcentage sur chaque article vendu. Sans le savoir, la marque du Swoosh s’apprête à révolutionner l’industrie de la basket. 

Conçu en 1985 par le designer Peter Moorela Air Jordan 1 est le premier modèle signature de Michael Jordan. La chaussure est une basket en cuir, typique des baskets montantes de l’époque et propose la technologie AIR devenue le symbole de l’entreprise Nike. Toutefois, le coloris original, rouge et noir, créé la polémique car il ne respecte pas la règle de la NBA qui interdit aux joueurs de porter des chaussures aux couleurs différentes de celles du club. Chaque match disputé avec la paire de basket sanctionne le rookie d’une amende de 5000$. Plutôt que de proposer un modèle conforme au règlement, la firme décide de tourner cette interdiction en un avantage afin de créer une campagne marketing de génie. La première paire est immédiatement culte. Cependant la Air Jordan II, imaginée par Bruce Kilgore, n’obtient pas les faveurs de Sa Majesté. Redoutant que la poule aux oeufs d’or ne leur échappe, les créatifs de Nike font appel à un designer chargé de prendre en considération les souhaits et desiderata du joueur. Grâce à ses échanges avec le principal intéressé, le designer Tinker Hatfield va alors imaginer certains des modèles les plus cultes de l’industrie de la basket. Qu’il s’agisse de la Air Jordan III avec laquelle MJ remporte le concours de dunk dans sa ville de Chicago en 1988, ou bien encore la Air Jordan IV immortalisée à l’écran dans « Do the right thing » par Spike Lee. En grand fan de basket, le réalisateur ira même jusqu’à réaliser de mythiques spots de pubs pour promouvoir la gamme Jordan.

Avec le sentiment d’être au coeur du processus, Michael Jordan accorde alors toute sa confiance à Nike qui, en retour, ne manque pas d’en faire son porte-étendard à la moindre occasion. Un engagement mutuel qui ne sera pas sans crée une certaine polémique lorsque le joueur refuse de s’afficher sur le podium olympique avec la marque d’un concurrent sur le dos. Devenu designer attitré de la gamme Jordan, Hatfield enchaîne les modèles pour allier innovations et originalité. Point d’orgue de ses créations, la Air Jordan XI est sans doute son chef-d’oeuvre en y combinant confort, esthétique et performance. Visible aux pieds de Jordan lors de la conquête de son quatrième titre, la paire est depuis passé à la postérité en apparaissant dans le film « Space Jam » ainsi qu’aux pieds de nombreuses célébrités. Au terme de sa carrière sportive, Michael Jordan s’est mué en dirigeant de Jordan Brand avec le même succès dans le monde des affaires que dans celui du basket.

Depuis son apparition, la Air Jordan a rapidement rencontré un succès et une popularité mondiale qui n’est jamais retombée en plus de trente ans ans*, transformant définitivement le monde de de la sneaker et de sa culture.

Depuis 1984, les Air Jordan se sont vendues à plus de 100 millions d’exemplaires à travers le monde

 

  • Apparait dans le TV Show « Late Night with David Letterman» :  Episode dated 19 May 1986 (1986)

  • Apparait dans le documentaire « Michael Jordan: Come Fly with Me » (1989)

  • Apparait dans le documentaire « Playground» (1990)

  • Apparait dans le documentaire « NBA Superstars » (1990)

  • Apparait dans le TV Show « The Arsenio Hall Show » : Episode dated 2 February 1990 (1990) 

  • Apparait dans le documentaire « The NBA Dream Team » (1992)

  • Joue dans le vidéoclip « Jam » de Michael Jackson (1992)

  • Apparait dans le film « Malcolm X » (1992)

  • Apparait dans le documentaire « Michael Jordan: Air Time  » (1993)

  • Joue dans le téléfilm « There Are No Children Here » (1993)

  • Joue dans le vidéoclip « Dangerous » de Michael Jackson (1993)

  • Apparait dans le documentaire « Michael Jordan, Above and Beyond » (1996)

  • Joue dans le film « Space Jam » (1996)

  • Joue dans le film « He Got Game» (1998)

  • Apparait dans le documentaire « NBA 100 Greatest Plays » (1999)

  • Apparait dans le TV Show « The Tonight Show with Jay Leno » : Episode #7.98 (1999)

  • Apparait dans le documentaire « Michael Jordan: His Airness » (1999)

  • Apparait dans le documentaire « Michael Jordan to the Max » (2000)

  • Apparait dans le documentaire « Ultimate Jordan» (2001)

  • Apparait dans le téléfilm « A Season on the Brink » (2002)

  • Apparait dans le film « Les Looney Tunes passent à l’action » (2003)

  • Joue dans un épisode de la série «Ma famille d’abord » : Fantasy Camp: Part 1 (2004)

  • Apparait dans le documentaire « Basketball Man» (2007)

  • Apparait dans le documentaire « Swoosh! Inside Nike » (2008)

  • Apparait dans le documentaire « 9 – Un chiffre, un homme» (2008)

  • Apparait dans le TV Show « The Oprah Winfrey Show » : Oprah’s Farewell Spectacular, Part 2  (2011)

  • Apparait dans le documentaire « The Dream Team » (2012)

  • Apparait dans le documentaire « The Doctor» (2013)

  • Apparait dans le documentaire « Dean Smith » (2015)

  • Apparait dans le documentaire « Abstract: The Art of Design » (2017)

 

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  • Il a peur de nager dans l’océan depuis qu’il a été témoin de la mort d’un ami d’enfance en pleine mer.
  • Dans son enfance il est surnommé « Black Cat » par ses petits camarades, en raison de son agilité, de sa puissance, de ses qualités athlétiques et de son allure sur le terrain
  • A North Carolina il étudiait la géographie culturelle
  • Il portait, à chaque match, son short de North Carolina sous celui des Bulls
  • Son maillot ayant été volé dans le vestiaire d’Orlando juste avant le coup d’envoi, il a ainsi porté le numéro 12 lors du match de la la Saint Valentin en 1990
  • En 1991 ESPN l’a élu plus grand athlète du 20ème siècle
  • Lors de la cérémonie de remise des médailles à la fin des Jeux Olympiques de 1992, Jordan a failli ne pas monter sur le podium. Par fidélité envers Nike, il récupère finalement sa médaille en portant drapeau US sur son poitrail afin masquer le logo de Reebok, le sponsor de l’équipe américaine cette année là
  • En 1993 il  signe avec l’équipe des Chicago White Sox pour joueur en ligue mineure de baseball, avant de jouer avec les Birmingham Barons
  • Dans le livre « Michael & Me: Our Gambling Addiction », le businessman Richard Esquinas y relate une dette de 1,25 million de dollars lors d’une partie de golf, dévoilant l’addiction de Jordan pour les jeux et paris en tous genres.
  • Dans son contrat, la clause « love of the game »  lui permettait jouer au basket où il le voulait et quand il le voulait. En revanche, il lui était interdit de prendre part à des activités dangereuses
  • Il possède un restaurant à Chicago et à New York
  • Lors des déplacements, il utilisait le pseudo Leroy Smith dans les hôtels, du nom du joueur qui lui avait ravi la dernière place dans le roster de son équipe du lycée.
  • En 1996, une fois le divorce prononcé avec Juanita Vanoy, il dû verser168 millions de Dollars à son ex-épouse

Jordan brings his high-flying act to Chicago!

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Crédits gif et visuels : Julien Mc Laughlin

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About Julien Mc Laughlin (82 Articles)
Pratiquant assidu de la balle orange depuis plus de 25 ans, l'oeil nourri par les glorieux matchs NBA diffusés sur Canal+ dans les 90s - twitter : @NBAckInTime - @jumclaughlin

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