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Top 25 joueurs cultes NBA : Hakeem Olajuwon

Top 25

crédits : Julien Mc Laughlin

1984 >2002

Comme dans un rêve, la carrière d’Hakeem Olajuwon  a tout du conte de fées, depuis ses premiers pas d’enfant au Nigéria jusqu’à ses pas-de-géant sur la route du Hall of Fame.

Choisi par les Houston Rockets en tête de la mythique Draft de 1984, celui qui se fait surnommer The Dream répond rapidement aux attentes placées en lui. Associé à l’immense Ralph Sampson sous les panneaux, il est l’une des tours jumelles qui va donner le tournis à plus d’un pivot adverse. Grâce à lui, les Rockets améliorent leur bilan pour retrouver les playoffs. En 1986, il remporte son duel en Finale de Conférence Ouest face au légendaire pivot des Lakers, Kareem Abdul-Jabbar. Malheureusement l’armada celte emmenée par le trio Larry Bird, Kevin Mc Hale et Robert Parish ont raison des texans en finale au bout de six manches.

L’année suivante, il prend le leadership de l’équipe suite au transfert de Sampson. Véritable tour de contrôle, il récolte contres et rebonds, tout en étoffant sa palette offensive, avec notamment le Dream Shake, son arme ultime qui se déjoue de son vis-à-vis suite à une série de feintes agiles et techniques. En 1990 il devient l’un des très rares joueurs de l’histoire à réaliser l’exploit d’un quadruple double. Considéré comme l’un des meilleurs pivots et défenseurs de la ligue, son équipe n’est cependant pas à la hauteur des meilleures équipes pour remporter le titre.

La saison 1993-1994 va être celle de la saison rêvée, avec un excellent bilan de 58 victoires pour 24 défaites, les Rockets dirigés par  coach Rudy Tomjanovic effectuent l’une des meilleures saisons de leur histoire. Sur le plan individuel, Olajuwon profite de la retraite de Michael Jordan pour s’octroyer le titre du meilleur joueur avec une nouvelle saison très complète sur le plan statistique. Sa domination dans la raquette et alors sans égale malgré une compétition de haut niveau sur le poste de pivot (Pat Ewing, David Robinson, Shaquille O’Neal, Alonzo Mourning, Dikembe Mutombo…). Opposé aux New York Knicks, il revit sa finale universitaire face à Patrick Ewing, l’un de ses grands rival tout au long de sa carrière. Au terme d’une série très portée sur la défense, les Rockets remportent leur tout premier titre.

La saison 1994-1995 ne connaît pas le même succès que la précédente avec un bilan mitigé et une sixième place  de la Conférence Ouest. L’arrivée de Clyde Drexler, son ancien coéquipier universitaire, se fait tout d’abord dans la transition avant de s’accomplir pleinement en Playoffs. Le duo y fait des ravages jusqu’aux finales de Conférence au cours de laquelle Hakeem va littéralement donner une leçon de post-move à David Robinson, le MVP sortant. En finale,  les Rockets canalisent la fougue des prometteurs Magic emmenés par le tandem Penny HardawayShaquille O’Neal. Une fois encore, le pivot démontre toute sa palette technique face à un jeune Shaq encore peu expérimenté pour pouvoir contenir son vis-à-vis.

Au retour de Jordan, les Rockets ne parviennent pas à conserver leur titre et sont alors confrontés à de nombreuses blessures dont celles de leur pivot qui apparaît de plus en plus diminué, la faute à des genoux de plus en plus usés. Champion Olympique en 1996, il se retire au bout de 18 saisons avec l’un des meilleurs palmarès collectif et individuel.

Akeem Olajuwon grandit près de Lagos, au Nigéria, où il s’essaie successivement au football puis au Handball en tant que gardien de but. Ses parents lui enseignent les valeurs du travail et de la discipline, deux notions qui forgent son esprit et son éthique sportive. Repéré par un scout à cause de sa taille dominante par rapport à ses autre camarades, il en vient alors à s’essayer au basket au tout début des années 80. La maîtrise de ses appuis, acquis par les deux préçédents sports,  va rapidement s’avérer déterminant dans la maîtrise techniques de ses gestes et de ses fondamentaux.

Recruté par l’Université de Houston, le jeune pivot ne tarde pas à faire montre de son exceptionnel talent alors qu’il pratique le basket depuis très peu d’années. Associé à Clyde Drexler, Larry Micheaux, Greg « Cadillac » Anderson et Michael Young, il est la pièce centrale de la fameuse « Phi Slama Jama ». Une équipe devenue mythique de par son jeu ultra spectaculaire et qui se qualifie au Final Four durant trois années consécutives.

Malheureusement les Cougars de Houston échouent de peu face au Tar Heels du tandem James Worthy & Michael Jordan en 1982, puis face à NC. State en 1983 et enfin face aux Hoyas emmenés par le grand Pat Ewing en 1984.

Désigné Most Outstanding Player lors de sa dernière année, Olajuwon inscrit son nom à la Draft de 1984. Ce sont les Rockets qui le sélectionnent, après avoir fait une croix sur le prodigieux Michael Jordan. Un choix de raison pour former, sur le papier, les deux tours jumelles de Houston, en évoluant sous les panneaux avec la star Ralph Sampson.

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Meilleure saison : 24.3 points, 14.0rebonds, 2.9 passes, 2.1 steals, 4.6 contres (1989-1990)

  • Titres de MVP : 1 (1994)
  • Titres NBA : 2 (1994, 1995)
  • Sélections All-Stars : 12
  • MVP des Finales NBA : 2 (1994, 1995)
  • All-NBA First team : 1987, 1988, 1989, 1993, 1994, 1997
  • All-NBA Second team : 1986, 1990, 1996
  • All-NBA Third team : 1991, 1995, 1999
  • Meilleur Défenseur NBA : 1993, 1994
  • NBA All-Defensive First team : 1987, 1988, 1990, 1993, 1994
  • NBA All-Defensive Second team : 1985, 1991, 1996, 1997
  • Meilleur Rebondeur NBA : 1989, 1990
  • Meilleur Contreur NBA : 1990, 1991, 1993
  • Palmares Olympique : Or (1996)

Modèle : Spalding « The Dream »

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Au début des années 80, deux grands géants de l’industrie du sport se partagent le marché de la chaussure de basket : Nike et Adidas. En dehors de Converse et Reebok, rares sont alors les marques à essayer de se positionner sur ce créneau. C’est donc à la surprise générale que le premier choix de la Draft 1984 signe son premier deal avec Etonic, une marque principalement connu pour ses chaussures de running, de golf et de… Bowling. Son premier modèle, la « Akeem the Dream » va hériter de son célèbre surnom.

Signé pour un contrat de courte durée, c’est après s’être affirmé comme l’un des meilleurs pivots de sa génération que Hakeem Olajuwon négocie un nouveau partenariat avec une autre petite marque. À la recherche de joueurs se démarquant par leurs physiques « bigger than Life », LA Gear s’offre alors ses services en compagnie de Kareem Abdul-Jabbar et de Karl Malone.

Au cours des années 90, et alors qu’il est désigné MVP, The Dream refuse toujours les offres très lucratives des grandes compagnies pour se tourner vers le sponsor officiel des ballons de la ligue, Spalding. Un choix de prime abord marginal, mais bien plus intéressant qu’il n’y paraît. En effet, le phénomène de la sneaker n’a eu de cesse de prendre de l’ampleur au point de voir des adolescents se faire racketter et parfois même tuer pour leurs paires de baskets. Né en Afrique et conscient des méfaits de la misère humaine, Olajuwon est un homme de foi, altruiste et généreux. Il refuse donc de cautionner une industrie incapable d’appréhender cette vague de comportements néfastes. il décide alors de lancer une paire baptisée « The Dream » que chaque amateur de basket peut s’offrir en déboursant seulement 34,99 dollars. Une somme symbolique qui témoigne du côté philanthrope du joueur des Rockets alors sacré champion en portant ces chaussures lors des Finales de 1995 face à Shaquille O’Neal, l’égérie de Reebok.

  • Apparait dans le documentaire « NBA Superstars  » (1990)

  • Joue dans le film « Heaven is a Playground» (1991)

  • Apparait dans le documentaire « NBA Superstars 2  » (1992)

  • Apparait dans le téléfilm «Never Give Up: The Jimmy V Story » (1996)

  • Apparait dans le TV Show « 30 for 30 » : June 17th, 1994 (2010)

  • Apparait dans le documentaire « Arvydas Sabonis 11 » (2014)

  • Apparait dans le documentaire «The84Draft» (2014)

  • Apparait dans le documentaire « Clutch City » (2015)

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  • Hakeem Olajuwon a commencé le basket à l’âge de 15 ans.
  • Il parle couramment le nigérian, l’anglais, le français ainsi que le Yorouba, Igbo et le Ekiti
  • Alors freshman à l’Université de Houston, il passé l’été 1981 à s’entrainer avec Moses Malone qui lui apprit les fondamentaux du poste bas.
  • Il est devenu le premier joueur dans l’histoire de la NBA a compilé dans une saison au moins 200 interceptions et contres lors de l’exercice 1988-89. Cette saison là il devient le meilleur rebondeur avec ses 14 prises et le meilleur contreur avec ses 4,6 blocks par match.
  • En 1991, il transforma son prénom, passant de Akeem à Hakeem
  • Il est devenu le premier joueur a terminé une saison avec les distinctions de Meilleur Défenseur, MVP et MVP des finales en 1994.
  • En 1980 il  participe aux All-Africa Games avec l’équipe junior du Nigéria. Devenu citoyen américain en 1993, il participe aux Jeux Olympique de 1996 avec l’équipe américaine qui remporte l’or à Atlanta.
  • Il n’a jamais porté ses bagues de champion NBA car sa conviction religieuse lui interdit de porter de l’or
  • A la fin de sa carrière de joueur, il est devenu un prometteur immobilier à Houston, tout en dispensant des conseils techniques à de célèbres joueurs NBA durant l’été (Kobe Bryant et Lebron James ont notamment été ses disciples).
  • Après avoir passé 18 saison au sein de la franchise texane, il est échangé aux Toronto Raptors, avant de se retirer au terme de la saison 2001-2002

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Crédits gif et visuels : Julien Mc Laughlin

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Pratiquant assidu de la balle orange depuis plus de 25 ans, l'oeil nourri par les glorieux matchs NBA diffusés sur Canal+ dans les 90s - twitter : @NBAckInTime - @jumclaughlin

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