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[Dossier] Les surnoms mémorables de la NBA – épisode 2

Dossier

Avoir droit à un surnom en NBA (ou dans les autres sports d’ailleurs) c’est franchir un palier supplémentaire en terme de notoriété et d’image. Qu’il soit choisi pour les aptitudes du joueur, pour coller à son histoire ou encore pour souligner un trait particulier de son physique, le surnom offrira toujours de l’exposition médiatique supplémentaire à son propriétaire.    

Si il est présomptueux et difficile de vouloir dresser une liste exhaustive et complète de tout les « nicknames » des joueurs de la grande ligue, il était quand même important de revenir avec vous sur les plus marquants de l’histoire. C’est donc au travers d’une liste, sans aucune échelle de valeur particulière que nous allons tenter de répertorier les surnoms les plus emblématiques de la NBA. Un exercice ludique et palpitant qui je l’espère vous permettra d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de ces pseudos et sur les anecdotes qui ont favorisé leur création. Aujourd’hui, place au second volet de notre liste.

Karl Malone a.k.a « THE MAILMAN » nick4

Le plus baraqué des facteurs (mailman en VO) aura assuré sa tournée pendant 19 saisons au plus haut niveau. Livraison express assurée tout les jours de la semaine, Malone déposera le ballon dans le cercle comme le préposé des PTT dépose le courrier dans les boîtes. Une rengaine pour celui qui assurera une moyenne de 25 unités par match en moyenne au cours de sa carrière. On ne peut qu’être admiratif devant une telle fiabilité du service. Et tout ça sans GPS s’il vous plaît !

paul-pierce-backPaul Pierce a.k.a « THE TRUTH »

C’est à Shaquille O’neal que Paul Pierce doit son surnom. Un surnom des plus classieux pour un joueur au fort tempérament. En 2001, après que Pierce ait planté 42 points à la défense des Lakers, malgré la défaite des Celtics ce soir là, O’Neal prend à témoin les journalistes et déclare admiratif :  » Paul Pierce is the truth, because what is doing is not a lie « . Adoubé par une star établie, Pierce devient All-Star en 2002 et champion NBA en 2008 en s’accaparant le titre de MVP des finales. La vérité sort de la bouche des enfants, et parfois aussi de celle du Shaq’..

Vinnie Johnson a.k.a « THE MICROWAVE »nick9

Ne vous y méprenez pas, Vinnie Johnson ne se faisait pas surnommer le micro-onde en raison d’une passion cachée pour l’électroménager ou pour les plats express. Non. C’est plutôt pour sa faculté à prendre feu rapidement en sortie de banc. Capable de scorer très vite en peu de temps, c’est Danny Ainge qui trouve ce pseudo’ à Vinnie Johnson. Son shoot lors de la finale 1990 pour offrir le titre aux Pistons reste à ce jour la cuisson dont il est le plus fier. Preuve de l’importance du natif de Brooklyn dans l’histoire de l franchise de Detroit, son numéro 15 a été retiré en 2006. Soulevez l’opercule, faites sortir le joueur du banc, laissez cuire 2 à 3 minutes. Ding, c’est dedans, vous êtes champion !!

nick2Shawn Kemp a.k.a « THE REIGN MAN »

Non seulement l’homme qui règne est un surnom plutôt flatteur, et il fait bien entendu référence à la capacité qu’avait Shawn Kemp de régner dans les airs et dans les raquettes du temps où il faisait la paire avec Gary Payton du côté de Seattle, mais en plus de ça, le surnom est pourvu d’un double sens. En effet, de par sa prononciation, on peut également l’entendre (et donc l’interpréter) comme « the Rain Man », l’homme de la pluie. Et quand on joue à Seattle, l’une des villes au taux de précipitation le plus élevé des USA, ce surnom prend toute sa signification. C’est Kevin Calabro, le commentateur de la radio des Supersonics qui avait trouvé le terme au début de la carrière de Shawn Kemp. Malheureusement, ce surnom ne vaudra que pour la période où Kemp portera le maillot des Sonics. En ce qui concerne la suite de la carrière du joueur, on était plus proche de Déchéance Man que d’un du  » Reign Man », et c’était pas beau à voir.

Larry Bird a.k.a « LARRY LEGEND »nick6

Forcément, la moustache la plus célèbre du game se devait d’avoir son surnom. Si French Lick, son lieu de naissance dans l’Indiana lui vaudra d’arborer d’abord un clinquant quoiqu’un peu long  « The Hick from French Lick ». C’est le  journaliste Peter Vecsey qui afflubera Larry Bird du désormais célèbre « Larry Legend ». Venant d’un type qui a la réputation d’allumer la plupart des joueurs de la ligue la référence est belle. Vecsey est à l’origine par exemple du terme « Paper Clips » pour qualifier la médiocrité des Clippers dans les années 90 ou encore de l’hilarant « Sir Cumference » pour évoquer Charles Barkley et son popotin. Si ces derniers auront marqué leur époque, le surnom « Larry Legend » lui, aura marqué l’histoire. Pas étonnant quand on connait la carrière du joueur auquel ce surnom est associé.

nick3John Havlicek a.k.a « HONDO »

Non, « Hondo » n’a rien à voir avec une quelconque marque de moto japonaise et ça n’a pas non plus de rapport avec le sumo d’un célèbre jeu vidéo. Mais alors, « Hondo », kezaco ? « They call him Hondo » (Hondo l’homme du désert en VF) est un western de 1953 dont le héros, Hondo Lane est interprété par John Wayne. Le surnom de John Havlicek est inspiré directement du film. En plus de jouir d’une légère ressemblance avec l’acteur, c’est aussi le comportement sur le terrain de John Havlicek qui créent un parallèle avec le héros du film. Dans l’ouvrage « Golden Age Of Ohio State Basketball », on dit de Havlicek qu’il est le premier homme a passé à l’attaque, mais qu’il était aussi le dernier à quitter la défense. Si ça c’est pas une véritable attitude de Cow-Boy. Quoi de plus normal après tout pour John « Hondo » Havlickek !

Larry Demetric Johnson a.k.a « GRANMAMA »nick7

Au début des années 90 Larry Johnson symbolise pour beaucoup de spécialistes le futur de la NBA. On voit en lui une espèce de Charles Barkley 2.0, et les observateurs sont nombreux à faire de son association avec Zo’ Mourning un futur ticket gagnant de la NBA. A cette époque la marque de sneakers Converse fait de Larry Johnson son représentant. Johnson se grime alors en mamie gâteau qui crosse et qui monte au dunk une fois sa paire de Converse enfilée. Une mamie coachée dans les spots publicitaires par le vrai Larry Johnson. Le joueur joue le jeu et  le concept cartonne. Larry Johnson devient pour toujours « GranMama ». Malheureusement, la longévité de Johnson n’atteindra pas celle de « GranMama ». En effet, l’ailier doit mettre un terme prématurément à sa carrière après seulement 10 saisons. La faute à une récurrente blessure au dos. C’est moche de finir si jeune à l’hospice. Méfiez-vous, voilà où peut mener un excès d’identification..

nick8Mullin/Richmond/Hardaway a.k.a « RUN TMC« 

Cette fois nous allons nous attarder sur un groupe de trois joueurs. Réunis sous le jersey des Golden State Warriors, Mullin, Richmond et Hardaway forment le trio « RUN TMC » dès 1989 quand Tim Hardaway est drafté par les Warriors. Mais c’est au cours de la saison 90/91 que le surnom « RUN TMC » leur revient. Il fait suite à un concours du San Franscison Examiner, un journal local qui demandait au fan de renommer le trio, qui se faisait auparavant appelé le « Big Three ». Le groupe de rap RUN DMC cartonne sur les ondes, et si on réunit les initiales des prénoms des trois joueurs, on obtient T(im) M(itch) C(hris). Le succès du surnom est immédiat, il faut dire qu’il colle parfaitement au style de jeu « Run’n gun » proné par les Warriors de Don Nelson. Au cours de la saison 90-91, le trio pèse plus de 70 points de l’équipe à lui tout seul. Pourtant le « RUN TMC » ne résistera pas longtemps et sera contrait de ranger les micros assez rapidement, le 1er Novembre 1991 pour être exact. La faute à un collectif trop déséquilibré aux yeux de Don Nelson qui envoie Richmond à Sacramento pour faire venir le polyvalent ailier Billy Owens. Malgré la séparation du trio, le surnom reste toujours aussi populaire, et les tee-shirs à l’effigie du « RUN TMC » continuent de se vendre par palettes. It’s like that !!

Julius Erving a.k.a « DOCTOR J »nick5

C’est à son meilleur ami que l’on doit le surnom de Julius Erving. Un surnom qui date de l’époque de la High-School. Alors que Julius surnomme son pote Leon Saunders le professeur, en retour ce dernier appelle Julius Erving le docteur. Un « délire » entre deux jeunes étudiants qui ne se doutent pas encore que de cette boutade découlera l’un des surnoms les plus emblématiques de l’histoire du basket-ball. Les deux amis sont séparés un temps, mais Julius Erving n’a pas oublié. Alors qu’il joue au Rucker Park de Harlem et qu’il commence à se faire une petite réputation, les gens lui collent des surnoms en pagaille, comme « Houdini » ou « Black Moses ». Erving leur demande alors d’oublier ça et de l’appeler « Doctor ». L’extension naturelle arrive assez vite, et c’est ainsi que Julius Erving se fait alors surnommer « Doctor Julius », qui deviendra rapidement « Doctor J ». Depuis, Leon Saunders a retrouvé son pote le docteur. Et en bon fan de golf, le prof’ et le doc’ peuvent désormais pratiquer peinard sur les greens d’Atlanta.

nick1Glenn Rivers a.k.a « THE DOC »

Encore un médecin, décidément. Là aussi, tel « Magic » Johnson, Glenn Rivers est parvenu à presque faire oublier son prénom au commun des mortels. En 2016, pour tout le monde, le nom du coach des Clippers c’est « Doc » Rivers. Et vous allez sourire (du moins j’espère) en apprenant que ce surnom est en fait un clin d’oeil à « Doctor J ». Le monde est petit n’est-ce pas ? C’est l’assistant coach de Marquette University, Rick Majerus qui est à l’origine du pseudo. Voyant Glenn Rivers porté sans cesse un tee-shirt à la gloire de Julius Erving au cours d’un summer camp il décide en guise de cllin d’œil de l’appeler tout simplement « Doc ». Tout le monde joue le jeu sur le camp, et Glenn Rivers devient donc « Doc » Rivers. Le surnom ne le quittera plus. Ceci dit, si maintenant on peut s’échanger les surnoms on ne va plus s’en sortir. En tout cas ça aurait pu être pire pour Rivers. Imaginez un peu le résultat si il s’était pointé avec un tee-shirt de Otto Moore. « Otto » Rivers ! Sérieux ?

Voilà, vous pouvez désormais refermez vos cahiers, nous en avons fini avec le second volet des surnoms mémorables de la NBA. La première partie est toujours visible en cliquant ici. On se donne rendez-vous très vite pour le troisième et dernier volet de notre trilogie.

crédits photos : gettyimages.fr/nba.com/stuarte.com

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About Waka Bayashi (94 Articles)
Enfant des eighties, c'est au début des années 90 que je découvre la NBA. En 1993 j'obtiens mon brevet des collèges grâce à l'épreuve de Géographie au cours de laquelle je localise les plus grandes villes sur la carte des Etats-Unis, en ajoutant entre parenthèses le nom des franchises de la ligue, en espérant secrètement quelques points bonus. Fan des joueurs avec un taux de trash-talking élevé (coucou Reggie Miller), j'ai intégré l'équipe de Basket Rétro afin que mes parents soient fiers de moi.

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