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TOP100 BasketRetro CENTERS

Top 100 BasketRétro

1984. Il y a 30 ans, au sein d’une promotion de rookies particulièrement talentueuse, la NBA enregistrait l’arrivée du jeune Michael Jordan. Grâce à son talent, son exigence et son caractère, celui-ci fait alors entrer la Grande Ligue dans une nouvelle ère, ajoutant son côté athlétique, à la classe de grands joueurs déjà bien en place, comme Julius Erving, Larry Bird ou Earvin Johnson. Avec la réussite que l’on connait pour la NBA et le basket-ball en général.

1984-2014. Pour fêter le 30ème anniversaire de l’arrivée de Jordan en NBA, date que l’on retient souvent comme étant celle de la naissance et l’avènement du basket « moderne », BasketRetro vous propose son classement des 100 meilleurs joueurs de ces 30 dernières années.

Une seule vraie règle pour pouvoir figurer dans ce Top 100 : être ou avoir été en activité entre 1984 et aujourd’hui, en NBA… ou ailleurs.

Les critères à favoriser pour établir un tel classement ? Plutôt subjectifs : la trace laissée dans l’histoire, le fait de rendre les autres meilleurs, le palmarès collectif ou la popularité auprès des fans du monde entier… Et donc pas exclusivement les facteurs objectifs comme les statistiques personnelles ou le palmarès individuel.

Ainsi, BasketRetro s’est mis au travail pour vous proposer son Top 100 : 20 point-guards, 20 shooting-guards, 20 small-forwards, 20 power-forwards et 20 pivots.

Le jury est composé de 8 membres de la rédaction de BasketRetro, qui ont chacun donné leur classement selon la règle communément établie : 1er = 20 pts, 2ème = 19 pts, … 20ème = 1 point. Un joueur pouvant donc récolter au maximum 160 points.

100 joueurs. Les 100 meilleurs sur la période 1984-2014.

CENTERS / PIVOTS

Avant les small-forwards all-around player, les shooting-guards scoreurs, les ailiers-forts shooteurs ou les meneurs combos hyper-athlétiques, les joueurs qui dominaient le basket-ball mondial de la tête et des épaules étaient bien les pivots, aux muscles saillants et aux appuis d’école. Une espèce en voie de disparition de nos jours : seulement 3 joueurs de ce Top Centers sont encore en activité en 2014.

Voici le classement BasketRetro des pivots dominants.

Darryl Dawkins20. DARRYL DAWKINS – Scratch : 24 pts

Un des premiers joueurs à passer directement du lycée à la NBA, « Chocolate Thunder » a été un joueur dominant dans la peinture, grâce à ses muscles, un peu à l’image d’un Shaquille O’Neal avant l’heure. La puissance animale des dunks posés par Darryl Dawkins lui a valu d’être connu et reconnu pour les nombreux plexiglas qu’il a détruits sur son passage (allez donc faire un tour sur Youtube…). 12 pts et 6 rbds en 15 saisons de NBA, passées essentiellement entre les Sixers et les Nets. A filé ensuite vers l’argent facile du championnat Italien, où il fait une belle carrière européenne avec Torino, Milano et Forli. A fini sa carrière avec les Harlem Globetrotters et dans les championnats mineurs Américains.


Ralph Sampson

19. RALPH SAMPSON – Scratch : 28 pts

Élu meilleur joueur universitaire en 81′, 82′ & 83′, Ralph Sampson était parti pour dominer comme jamais. Ses 2m24, sa mobilité et son efficacité dans la peinture faisaient fantasmer toute la NBA. Ce sont les Rockets qui décrochent la timbale en le draftant en 1ère position, en 1983. Tout de suite efficace (21 pts 11 rbds pour sa saison rookie), Sampson participe directement au All-Star Game (où il sera appelé de 84 à 87). L’année suivante, les Rockets draftent le Nigérian Akeem Olajuwon et les tours jumelles peuvent alors rêver de domination pour les 15 prochaines années : ils accèdent aux NBA Finals en 86 et ne s’incline que face aux Celtics de Larry Bird. Malheureusement, puisque cette association de Twin-Towers était trop belle pour être vraie, Ralph Sampson commence à être rattrapé par un physique fragile et des genoux en compote. Il rate de nombreuses rencontres et est transféré vers les Warriors, où il commencera sa longue descente aux enfers et tombera dans l’oubli petit à petit. Près de 20 pts et 10,5 rbds en 5 saisons avec les Rockets et… une chute vertigineuse par la suite, où il sera plus un joueur de bout de banc. Un talent gâché…


Bill Laimbeer18. BILL LAIMBEER – Scratch : 33 pts

Comme quoi les « méchants » peuvent avoir des fans. Bill Laimbeer incarne à lui seul le « Nasty Basket-Ball » des années 80 : coups en douce, gestes vicieux, baffes et autre coups de poings à la vue de tous, défense brutale, violente et parfois faite pour blesser. Bill Laimbeer a fait de la baston son fond de commerce. Joueur de basket habile à l’intérieur, devenu très adroit derrière la ligne à 3 pts pour un pivot, Laimbeer s’est rendu célèbre pour être le « tueur au masque » des Bad-Boys de Detroit. Le joueur qui arrivait à passer le tandem Dumars-Thomas et qui sortait vivant de sa confrontation avec Rodman et Mahorn, se retrouvait face à Bill Laimbeer avant de mettre le cuir dans le cerceau : aussi angoissant qu’un opus de « Massacre à La Tronçonneuse ». 13 pts 10 rbds en carrière, 2 fois champion et 4 fois All-Star, Laimbeer est aujourd’hui un coach reconnu en WNBA. Comme quoi…


Ben Wallace17. BEN WALLACE – Scratch : 35 pts

Tout commence lorsque le jeune Wallace, un joueur très frustre, rencontre l’immense chêne Charles Oakley, lors d’un camp organisé dans l’Alabama. Oakley le conseille et lui transmet alors quelques secrets qui feront écho chez Ben Wallace : inutile de savoir mettre le cuir dans le cerceau, d’autre pourront le faire. Wallace devra tuer pour le moindre rebond, se saigner sur chaque action défensive. Et c’est ce qu’il appliquera à la lettre, des bas fonds, jusqu’aux sommets du basket-ball mondial. Joueur moyen en 2ème division NCAA, Wallace signe aux Bullets comme free agent en 1996. Il galère dans une équipe moribonde et se retrouve tradé vers le Magic, où il ne fait toujours peur à personne. Impliqué dans l’échange qui envoie Grant Hill en Floride, Wallace prend la direction de Detroit où il prendra une nouvelle dimension. Avec les Pistons, Wallace devient « Big Ben » : la tour qui illumine la défense de « Motor City ». Au bout de 2 saisons, il devient meilleur rebondeur et meilleur contreur de la Ligue, ce que seuls Abdul-Jabbar, Olajuwon et Bill Walton ont réussi avant lui. Champion NBA en 2004, Wallace est élu meilleur défenseur NBA 4 fois (record all-time) et finit 3 fois dans la All-NBA 2nd Team (2 fois NBA 3rd Team, 4 sélections au All-Star Game) !!! Le tout en ne dépassant jamais les 10 pts par matchs, ce qui souligne sa domination défensive. Il continuera son chantier avec les Bulls, avant de revenir terminer sa carrière avec « ses » Pistons. Un animal.


Marc Gasol

16. MARC GASOL – Scratch : 36 pts

« Le frère de l’autre ». Plus grand, plus lourd, jouant plus sous le cercle que son aîné Pau Gasol, Marc est devenu au fil des années un joueur qui compte. Passé par une high-school de Memphis, il rejoint en 2003 le FC Barcelone (champion d’ACB en 2004), puis commence à peser sur les rencontres avec Girone (MVP de l’ACB en 2008), place forte espagnole à cette époque. Drafté au 2nd tour par les Lakers, il prend finalement la direction de Memphis… qui a récupéré ses droits dans le trade qui enverra Pau chez les Violines et Or. Marc Gasol s’impose tout de suite chez les Grizzlies. Au scoring, mais surtout en défense où il impose son corps. 13,5 pts 8 rbds 3 passes en carrière. En 2013, il est élu meilleur defenseur de la NBA et rejoint la All-NBA 2nd Team. Multi-médaillé avec la Roja. Un roc.


Bill Walton

15. BILL WALTON – Scratch : 47 pts

En 1984, la carrière de Bill Walton touche bientôt à sa fin, mais il pèse encore sur les rencontres, avec les Clippers de San Diego. A UCLA (70’-74’), il est l’un des meilleurs joueurs universitaires de tous les temps. En 1974, il est sélectionné en 1ère position par Portland où il dominera de suite, emmenant les Blazers vers leur premier et unique titre NBA, en 1977 (NBA Finals MVP). En 1978, il domine son sujet et est élu MVP de la Ligue, mais il se fracture le pied en fin de saison… première d’une longue liste de blessures qui auront raison de son meilleur niveau. Walton fait quelques saisons en demi-teinte, puis rachète son contrat en 1985 pour relancer sa carrière chez les Celtics. Dans un rôle de complément du front-court Bird-McHale-Parish, il y disputera une nouvelle fois les Finals en 1987 (perdues contre les Lakers), avant de capituler et prendre sa retraite. 13,3 pts 10,5 rbds en 10 saisons chez les pros.


Dwight Howard

14. DWIGHT HOWARD – Scracth : 54 pts

Un cas de conscience. Dwight Howard a un physique de Superman. 2m11, 120 kg et une détente ahurissante. Son jeu est physique, athlétique. Rien à redire là dessus. La vraie question est de savoir comment il fait pour stagner dans la Ligue avec un physique aussi avantageux ? Comme son modèle Shaquille O’Neal, Howard débute sa carrière avec le Magic d’Orlando. Il est dominant dans les chiffres (18,3 pts et 13 rbds en carrière) et en 2009, il emmène la franchise en finale NBA (perdue contre les Lakers). En 2012, alors qu’il est le joueur le plus prolifique de l’histoire du Magic, il se blesse et doit manquer les play-offs. Malheureusement pour son image, il passe l’été à jouer à cache-cache avec fans et médias pour finalement annoncer qu’il va rejoindre les Lakers de Kobe. La sauce ne prend pas. Howard – qui cherche à marcher dans les pas du Shaq ? – vit mal le fait de passer derrière le « Black Mamba » et joue sans sérieux. A la suite d’un nouvel épisode médiatisé, il décide dès la fin de la saison de rejoindre Houston. Ce nouvel épisode se conclura au premier tour des play-offs. Dwight Howard peut-il être autre chose qu’une diva ? Peut-il redevenir le pivot dominant qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être ?


Arvydas Sabonis

13. ARVYDAS SABONIS – Scratch : 57 pts

Les 2m20 de Sabonis, ses doigts de fée, son shoot soyeux à 3 pts, sa vision du jeu et son sens de la passe auraient du en faire le prototype du basketteur ultime. Peut-être le meilleur joueur de l’Histoire, tout simplement. En tout cas, il était parti pour. A cause d’une hygiène de vie douteuse, de quelques graves blessures et d’une tendance à noyer son chagrin dans la vodka, sa domination ne sera pas aussi spectaculaire qu’elle aurait du l’être. Mais tout de même. Entre 1981 et 1995, Arvydas Sabonis écrase l’Europe. En club (Zalgiris, Valladolid et le Real Madrid) et en sélection nationale. Il croule sous les titres nationaux et les médailles FIBA. Après avoir enfin remporté sa première Euroligue, en 1995, il décide de traverser l’Atlantique et signe avec les Portland TrailBlazers. Il y joue 7 saisons (12 pts et 7,3 rbds) et, devant une telle aisance dans le jeu à cet âge (31-38 ans), laissera derrière lui un regret éternel : sans la vodka et les blessures, Arvydas Sabonis aurait-il pu être le meilleur pivot de l’Histoire ?


Yao Ming12. YAO MING – Scratch : 67 pts

Yao Ming est un pur produit de la Chine, programmé dès son plus jeune âge pour rejoindre la NBA. Ses 2m29 en ont rapidement fait une icône très remarquée dans le championnat Chinois, où il passe 5 saisons (32,4 pts pour sa dernière année, où il remporte le titre). En 2002, il est drafté en 1ère position par les Houston Rockets, franchise qu’il ne quittera plus. 19 pts 9 rbds sur sa carrière. 1 fois élu dans la All-NBA 2nd Team (2 fois dans la 3rd Team) et présent 6 fois au All-Star Game. Une fin de carrière passée en centre de rééducation…


Pau Gasol11. PAU GASOL – Scratch : 68 pts

A l’image d’un Tim Duncan, le meilleur joueur de l’histoire du balloncesto Espagnol peut jouer indifféremment sur les deux postes intérieurs. Après 3 ans au Barça (champion d’ACB en 2001), il débarque en fanfare aux Memphis Grizzlies, où il sera dominant d’entrée de jeu (17,6 pts 9 rbds lors de sa saison rookie). Il emmènera la franchise 3 fois en play-offs et aura le plaisir personnel d’y jouer une saison avec son pote de la Roja, Juanca Navarro. Lors de la saison 2007-08, la carrière de l’Espagnol va passer dans une autre dimension lorsqu’il rejoint les Lakers de Kobe. Le duo s’entend plutôt bien, mais surtout Phil Jackson trouve en lui le pivot adroit qui sera le complément parfait de Kobe dans son attaque en triangle. Les talents de passeur de Gasol font merveille dans le système. Après une finale perdue en 2008 contre les Celtics, Pau est champion en 2009 & 2010. All-NBA 2nd Team en 2011 (2 fois NBA 3rd Team) et 4 All-Star Game pour récompenser ses 18 pts 9 rbds en carrière. N’a plus de place chez lui pour stocker ses médailles d’Or avec l’Espagne. Après une fin de contrat compliquée chez les Lakers et un trône perdu sur la scène FIBA, Gasol va chercher à se relancer avec les Bulls. Sexy.


Dikembe Mutombo

10. DIKEMBE MUTOMBO – Scratch : 75 pts

« Not In My House ». Mutombo est à la défense, ce que Dominique Wilkins était à l’attaque : un « Human Highlight Film ». Le Congolais francophone a été façonné par le légendaire John Thompson de l’Université de Georgetown : après Ewing et Mourning, il sera le prochain épouvantail de la NBA. Son impact lors de ses 10 premières saisons dans la Ligue, partagées entre les Nuggets, les Hawks et les 76ers (NBA Finals 2001), lui vaudront 8 sélections au All-Star Game et d’être élu 4 fois meilleur défenseur de la NBA (record all-time partagé avec Ben Walace). Il est aussi le 2ème contreur de l’Histoire de la NBA, derrière Olajuwon. De 2002 à 2009, le « Mount Mutombo » passe par les Nets (NBA Finals 2003), les Knicks et les Rockets, où son apport en attaque sera anecdotique, mais son impact défensif toujours précieux. Un vrai good guy.


Vlad Divac

9. VLADE DIVAC – Scratch : 75 pts

Comme Mutombo, avec qui il partage ses 75 pts au « scratch », Divac a été nommé par tous les membres du jury. 22 années de carrière professionnelle, débutée à l’âge de 15 ans, avec le Sloga Kraljevo, en Serbie. Il rejoint vite le Partizan où il commence à faire parler de lui (champion de Yougoslavie et une coupe Korac) et où ses 2m16 lui permettent d’accrocher la 26ème place de la draft 89. Il débarque aux Lakers version « Showtime » et ne tarde pas à s’imposer comme un élément majeur de l’équipe. Véritable show-man, ses explosions émotionnelles font vite de lui la coqueluche du Forum d’Inglewood. Même s’il bénéficie de la réserve qui entoure tous les joueurs venant d’Europe, les fans… l’adorent. En 1996, il rejoint la Nouvelle-Orléans dans l’échange qui envoie le jeune Kobe Bryant chez les Angelinos. Il fait le taf, mais le clinquant d’Inglewood n’est plus là. Avec le lock-out de 1998, il obtient son transfert vers les Sacramento Kings et… fera renaître le « Showtime » en Californie. Son association avec Chris Webber et Jason Williams (puis Mike Bibby) sera un vrai régal pour les fans du monde entier. Et les Kings gagneront. Vlade termine sa carrière en 2005, après une saison jubilé chez lui, avec ses Lakers. 11,8 pts 8,2 rbds et 3 passes en 16 ans de NBA. 1 sélection au All-Star Game et une sacré palanquée de médailles d’Or avec la Yougoslavie, puis la Serbie. Une Légende.


Alonzo Mourning

8. ALONZO MOURNING – Scratch : 77 pts

Lui aussi, nommé par la totalité du jury. Lui aussi, un Hoya de Georgetown. Alonzo Mourning revêt la tunique bleue électrique des Hornets en 1992. Il y reste 3 ans. Le temps de faire du dégât : 21 pts 10 rbds pour ses 3 premières saisons. Devant la progression de l’équipe, le « Big Three » qu’il forme avec Larry Johnson et Mugsy Bogues est promis au plus bel avenir. Problème : Mourning et Grandmama Johnson ne peuvent pas se voir en peinture. Pour éviter un clash médiatiquement destructeur et vu les kilos de muscles que les deux hommes sont prêts à s’envoyer au visage, les Hornets les envoient chacun à un bout du pays. Mourning atterri donc chez le Heat de Miami, fraîchement dirigé par Pat Riley. Quelle aubaine pour « Bad Zo » : sans l’ombre encombrante de L.J., il porte la franchise Floridienne sur ses larges épaules : élu 2 fois meilleur défenseur (99’ & 00’) et placé dans la All-NBA 1st Team ! Zo Mourning signe en 2003 un juteux contrat avec les New-Jersey Nets (Jason Kidd arrive aussi). Dès le début de la saison, le verdict tombe : infection rénale, greffe nécessaire en urgence. Arrêt de la carrière de Zo Mourning. Heureusement pour lui, après quasiment deux saisons blanches, il revient à nouveau à Miami, dans un rôle secondaire de poutre défensive. Son job est d’encadrer la montée en puissance du jeune Dwyane Wade. Mourning gagne ainsi son premier titre en 2006, avant de se blesser la saison suivante et de finir clopin-clopant. 7 fois All-Star pour récompenser ses 17 pts 8,5 rbds et 2,8 contres en carrière.


Moses Malone

7. MOSES MALONE – Scratch : 95 pts

+18 pts dans le classement « scratch » et on arrive à Moses Malone. Il débarque au Utah Stars, en passant directement du lycée à l’ABA. Ses débuts y sont fracassants, avec 18,8 pts et 14,4 rbds de moyenne pour sa saison rookie et déjà, une sélection au All-Star Game. Suite à la disparition de la franchise, Malone file à Saint-Louis, mais une blessure au pied l’empêche de dominer comme il l’a fait la saison précédente. Vient ensuite la fusion entre l’ABA et la NBA et Malone se retrouve chez les Rockets de Houston. Le show du monstre peut débuter. Malone devient un pivot scoreur de premier plan et ses duels face à Kareem Abdul-Jabbar atteignent un niveau jamais vu depuis ceux entre Russel et Chamberlain (2 fois MVP en 79’ et 82’). Il part pour les Philadelphia Sixers en 1982 et y remporte son unique titre NBA (MVP de la saison et des Finals), contre les Lakers de Jabbar. Il rejoint ensuite les Bullets, puis les Hawks où à 35 ans, il commence à lever le pied et passe pour la première fois depuis 13 ans sous la barre des 19 pts de moyenne. 20 pts et 12 rbds en carrière. 4 fois All-NBA 1st Team, 4 fois 2nd team. Des distinctions dans les All-Defensive Teams et 13 All-Star Game. Malgré tout, toujours un peu sous-estimé de nos jours…


Robert Parish

6. ROBERT PARISH – Scratch : 98 pts

Le pivot du front-court des Celtics, plutôt mobile et bon finisseur à l’intérieur, est le parfait complément du génial Larry Bird et du bouillant McHale. Une image de sage et de gentil à coté de ses deux compères, plutôt vicieux et roublards. Sur ses 14 saisons à Boston, Parish remporte 3 titres NBA (81’, 84’ & 86’) et tourne à 16,5 pts 10 rbds. A 41 ans et alors qu’il est encore plutôt efficace (11,7 pts 7,2 rbds), « The Chief » quitte ses Celtics pour rejoindre les Hornets, puis les Bulls de Jordan. Il joue alors parfaitement son rôle de vétéran et gagne à 43 ans, sa 4ème bague en 1997. Un monument.


David Robinson

5. DAVID ROBINSON – Scratch : 112 pts

Premier pivot à plus de 100 pts au « scratch », David Robinson a voué sa vie entière à l’US Navy et aux San Antonio Spurs. Il débarque au Texas après ses obligations militaires et devient le joueur qui a fait le plus progresser sa franchise lors de son année rookie (24 pts 12 rbds 4 blocks !!!!!) : +35 victoires pour les Spurs, qui ne quitteront plus jamais le haut du tableau et ce, jusqu’aujourd’hui encore. Robinson a une carrière aux chiffres hallucinants (21,1 pts 10,6 rbds & 3 blocks) mais devra attendre 1999 et l’arrivée de Tim Duncan, pour gagner son premier titre. Il soulèvera à nouveau le trophée en 2003, lors de sa dernière saison pro, laissant « sa » franchise à Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili. Une médaille d’Or au Championnat du Monde 1986 et deux nouvelles aux Jeux Olympiques 92’ & 96’. Propre.


Patrick Ewing

4. PATRICK EWING – Scratch : 120 pts

Comme les 5 premiers de ce classement, Pat Ewing a bénéficié du soutien de l’ensemble du jury. Ewing c’est New-York. Si l’on cache sous le tapis ses 2 dernières saisons aux Sonics et au Magic, comme l’on cacherait volontiers l’épisode MJ aux Wizards, Patrick Ewing est le symbole de la Grosse Pomme. Le Jamaïcain, passé entre les mains de John Thompson à Georgetown, c’est 21 points 10 rbds de domination intérieure entre 1985 et 2000. Toujours bien entouré, mais n’ayant jamais joué avec une autre superstar en pleine possession de ses moyens, Ewing a toujours été la plaque tournante du jeu des Knicks. 11 fois All-Star, 6 fois All-NBA 2nd Team, 2 médailles d’Or Olympiques (84’ & 92’). L’homme était bestial, mais courtois. Craint, mais pas suffisamment. 2 finales NBA, mais pas de titre. Si près, si loin…


Hakeem Olajuwon

3. HAKEEM OLAJUWON – Scratch : 144 pts

Le podium des pivots se tient en sept tous petits points. Autant dire qu’Olajuwon aurait aussi bien pu se retrouver sur la plus haute marche. Le Nigérian a de plus que les autres d’avoir su profiter de la première retraite de Jordan pour emmener ses Rockets au bout. En Back To Back, s’il vous plaît et en grillant la politesse à Pat Ewing lors du Game 7 d’une série faisant la part belle à la défense. Une horreur pour certains. L’une des plus belles finales pour d’autres. Hakeem « The Dream » a passé 17 saisons à Houston (une dernière anecdotique à Toronto) et y a laissé une lourde addition : 22,5 pts 11,2 rbds et 3 blocks en moyenne. Et une série de moves intérieurs, le fameux « dreamshake », qui aura laissé sur place plus d’un pivot adverse. Une œuvre d’art en ce qui concerne les fondamentaux de jeu de feintes. 2 titres donc, 1 médaille d’Or Olympique (96′) avec… les USA (dérogation spéciale oblige) et puis une flopée de records et de distinctions individuelles (MVP en 94′, 2 fois MVP des Finals, 6 fois All-NBA 1st Team ou encore 12 All-Star Game).


Shaquille O'Neal

2. SHAQUILLE O’NEAL – Scratch : 149 pts

Pour quelques points de plus, le Shaq s’empare de la 2ème place. 2m16 pour 147 kg (au top de sa forme). Un monstre physique. « Shaq Attack » débarque en NBA comme un ouragan et détruit tout sur son passage, adversaires et matériel (combien de paniers explosés avec ses dunks, mais aussi avec… ses lancers-francs ?). Il est l’icône de la jeune équipe du Magic d’Orlando, sexy au possible au début des années 90, mais supporte mal la concurrence de son coéquipier Anfernee Hardaway. Le duo avait tout, absolument tout, pour dominer la Ligue durant de nombreuses années. Mais le Shaq a préféré aller là où les caméras pourraient se braquer exclusivement sur lui : il part aux Los-Angeles Lakers. Là-bas, le « Diesel » se fond parfaitement dans le décor : basket-ball et show-time. Il est sur le devant de la scène. Seule ombre au tableau, le petit jeune qui était censé l’aider dans sa tâche de domination de la Ligue, commence à prendre beaucoup de place. Beaucoup trop de place. Shaquille O’Neal et Kobe Bryant seront un binôme encore plus excitant que le duo Penny-Shaq. Avec Kobe, il remporte le Three-Peat en 2000, 01’, 02’. Mais les deux superstars vivent mal ensemble. Et quand l’amour devient jalousie… Shaq refait une nouvelle fois ses valises, histoire d’aller dominer là où son acolyte lui laissera toute la lumière. Il débarque au Heat de Miami et partage à nouveau sa chambre avec un nouveau caïd : Dwyane Wade. Shaq remporte une nouvelle bague en 2006. Et puis à 35 ans, alors que sa domination se fait de moins en moins saignante, il décide d’une nouvelle direction à prendre : et quoi de mieux que la capitale des retraités Américains pour préparer sa fin de carrière ? A Phoenix, il devient le « Big Cactus » et accepte de devenir un second rôle. Il essaiera de grappiller une dernière bague au passage, avec Cleveland, puis Boston, avant de raccrocher et d’entamer la carrière pour laquelle il a toujours été fait : « entertainer » dans le monde merveilleux de la télévision américaine. Un rôle à sa (dé)mesure.


Kareem Abdul-Jabbar

1. KAREEM ABDUL-JABBAR – Scratch : 151 pts

Pour 2 tous petits points au « scratch », la rédaction de BasketRetro a donc sacré Kareem Abdul-Jabbar. Plus encore que Bill Walton, Pete Maravich ou Oscar Robertson, il est souvent reconnu comme le meilleur joueur NCAA de tous les temps. 20 saisons en NBA. 6 bagues de champion (1 avec Milwaukee et 5 avec les Lakers). De très loin le meilleur scoreur de l’Histoire de la NBA (38.387 pts, soit 24,6 pts/game). 3ème meilleur rebondeur de l’Histoire, derrière les deux monstres antiques que sont Wilt Chamberlain et Bill Russell (17.440 rbds, soit 11,2 rbds/game). 3ème contreur all-time de la Ligue (1560 blocks, soit 2 par game). Ce gars discret, voir mal à l’aise en public, est une montagne de chiffres et de records. On pourrait rajouter ses 6 titres de MVP ou encore ses 19 sélections au All-Star Game (records all-time là aussi), mais on préfèrera retenir de lui, le geste ultime et imparable sur la période 70-90 : le Sky-Hook. Mythique.

MENTION SPECIALE

Egalement nommés et dans l’ordre « hors classement » :

Brad Daugherthy, Dejan Tomasevic, Marcus Camby, Joakim Noah, Mark Eaton, Zydrunas Ilgauskas, Jack Sickma, Jonas Valanciunas, Dino Meneghin (derrière Valanciunas !!!), Rick Smits, Stojan Vrankovic (derrière Valanciunas bis !!!), Manute Bol, Nikola Vujcic, Zeljko Rebraca (derrière vous savez qui !!!), James Edwards, Gidza Muresan et Kevin Duckworth.

A noter que Chamberlain et Russel ont reçu une nomination chacun (1er et 2ème) et ont été sortis du classement, car inactifs sur la période concernée 1984-2014.

 

Montage photos : Clément Demontoux pour Basket Rétro

Montage Une : ALP HOOP

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About Sandy RonD'1 (16 Articles)
Breizh Ball Don't Lie...

7 Comments on TOP100 BasketRetro CENTERS

  1. Ce genre de classement est toujours très subjectif donc je le lis comme tel. Néanmoins, Moses Malone me semble toujours terriblement sous-côté.
    Point de vue subjectif, naturellement.

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    • On est d’accord alors 😉 c’est exactement ce que nous disons dans la vignette !!

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      • Hello merci pour ce top 100 de belles surprises effectivement dans les membres du classement mais pourquoi pas je reste d’accord dans l’ensemble…petit challenge que je te propose Sandy, pourquoi ne pas nous concocter un top 10 (parce que top cela risque d’être chaud) des meilleurs 6 ème homme.

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  2. Quand jai vu ni Russel ni Chamberlain jai eu peur ^^ merci davoir preciser pourquoi ils n’y figurent pas 😉

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  3. Ca ne s’est pas joué à grand chose, heureusement que Kareem est en tête, mais Hakeem méritait la seconde. Etrange de voir Sabonis et Laimbeer aussi bas, je les met devant Yao assez aisément, pour la raison que le géant chinois n’a jamais haussé son niveau de jeu en playoffs, qu’il n’a jamais dominé comme il lui était destiné, blessé, jamais passé un tour de playoffs. Pas exceptionnel en équipe nationale non plus. J’aime beaucoup Yao, sa technique etc… mais Sabonis et Laimbeer ont fait une plus belle carrière.

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