Breaking News

ITW Céline Dumerc – Partie 1 : « Les JO de Londres ? L’apothéose de ma carrière avec la médaille d’argent »

Interviews

Basket Rétro vous propose aujourd’hui de lire un entretien exclusif en deux parties. Après Edwige Lawson-Wade il y a quelques mois, c’est au tour de Céline Dumerc de nous avoir accordé de son temps juste avant de s’envoler pour les Etats-Unis où elle foulera les parquets de la WNBA avec le club d’Atlanta. La native de Tarbes nous parle dans une première partie de ses souvenirs de basket et de l’actualité de la balle orange. Le basket féminin est à nouveau à l’honneur dans la rubrique « le basket vu par ».

Basketball - Olympic Games silver medalists Team France Basketball (women)

Céline Dumerc (c) caps9.net

Basket Rétro : Comment avez-vous découvert le basket ? Qu’est ce qui vous a donné envie de faire une carrière pro ?

Céline Dumerc : J’ai découvert le basket un peu par hasard. J’étais dans un centre aéré pendant les vacances scolaires. Et il y avait une monitrice qui était coach dans un village. En voyant les activités qu’on faisait, elle a vu que j’étais assez énergique. Elle m’a demandé si ca me tentait de venir jouer dans le club de basket de Laloubère, une commune dans la banlieue de Tarbes. C’était à coté. C’était pratique comme il jouait le mercredi. J’avais hésité de m’inscrire en club soit dans le tennis ou le basket. Et j’ai donc choisi un sport collectif et la balle orange.

BR : A quel âge à peu près avez-vous commencé à jouer ?

C.D : J’y ai joué donc à 9 ans.

BR : Quels sont vos premiers souvenirs de la NBA ?

C.D : Je me souviens surtout de Michael Jordan. C’était une icône à ce moment-là. J’avais des cassettes VHS. J’enregistrais des matchs, je regardais son histoire, son parcours. C’était la première idole dont tu rêvais.

BR : Quels sont les joueurs/équipes que vous aimez en NBA ? (actuels ou passés)

C.D : Oui il y avait plein d’équipes que je voyais comme les Boston Celtics ou les Charlotte Hornets avec le tout petit meneur Muggsy Bogues à l’époque. Aujourd’hui, j’ai une petite préférence pour les Spurs de San Antonio avec Tony Parker et Boris Diaw. C’est une équipe que je suis depuis que TP est là-bas. J’ai un regard un peu particulier sur cette franchise texane avec leur jeu et la présence de Duncan, Ginobili qui forment le Big Three avec Tony. C’est une équipe que j’aime beaucoup.

BR : Et ceux que vous détestez le moins ? (actuels ou passés)

C.D : Non. Je ne suis pas suffisamment pour arriver à dire quelles équipes ne me plaisent pas.

BR : Y a t-il un match marquant et historique de la NBA qui vous vient à l’esprit: playoffs, performances d’un joueur, All Star Game ?

C.D : Je ne suis pas très bonne pour me souvenir des matchs entre ceux que je joue et ceux que je vois. Je ne suis pas la commentatrice. Je n’ai pas de matchs clés en tête et en particulier. Mais tous les matchs en playoffs et les séries dont le dernier avec le Game 5 entre SA et OKC sont toujours des rencontres particulières (ndlr : interview réalisée le 30 mai dernier)

« J’ai découvert le basket un peu par hasard. J’étais dans un centre aéré pendant les vacances scolaires. Une monitrice qui était coach dans un village a vu que j’étais assez énergique. Elle m’a demandé si ça me tentait de venir jouer dans le club de basket de Laloubère, à coté de Tarbes. Et j’ai commencé à jouer à 9 ans ».

Celine Dumerc (c) Panoramic

Celine Dumerc (c) Panoramic

BR : Même question. Avez-vous le souvenir d’un match marquant en Europe, de l’Equipe de France que ce soit chez les filles ou les garçons ?

C.D : Oui notre quart de finale avec l’Equipe de France aux Jeux Olympiques de Londres face à la République Tchèque car on revient de loin. On est mené de 13 points à 8 minutes de la fin. On est en quart et c’est un match marquant. Les tchèques sont bien en place puis nous on reprend le match en main. On a réussi à renverser la tendance dans le dernier quart temps qui nous ouvre les portes des demi-finales. Puis derrière, on obtient la médaille d’argent. Si je dois retenir un seul match, c’est vraiment celui-là car elle résume un peu toute notre histoire aux Jeux. (pour revivre ce match, vous pouvez cliquer sur le lien ci-contre : France – République Tchèque quart de finale JO 2012). Du coté des garçons, la finale gagnée au championnat d’Europe qu’il maitrise du début à la fin et surtout en première mi-temps est une belle performance.

BR : Possédez-vous des produits dérivés NBA, du basket européen ?

C.D : Non du tout.

BR : Quel serait le 5 majeur idéal de toute l’histoire de la NBA pour vous ?

C.D : Comme je suis française, je vais dire Tony Parker. Ensuite Michael Jordan. Après il y a beaucoup de bons joueurs, c’est difficile d’en choisir 5. Pour compléter, je vais ajouter Dirk Nowitzki, Lebron James et Tim Duncan.

BR : Qui voyait vous en finale NBA et qui sera champion 2014 ?

C.D : J’espère que les Spurs seront champions et qu’ils prendront leur revanche face à Miami.

BR : Une question désormais sur la Pro A ? Qui gagnera le titre cette année entre Strasbourg et Limoges ?

C.D : L’histoire de Limoges est plutôt sympa. Si le CSP peut redevenir champion de France après tant d’années, ca sera un joli un petit clin d’œil à tout leur palmarès. Surtout dans leur salle de Beaublanc où ca doit un plaisir de jouer. Strasbourg, par rapport à l’expérience de l’année dernière où ils sont passés à coté, ne voudra pas commettre à nouveau les mêmes erreurs. Je n’ai pas de préférence mais j’espère que ca sera une belle et chouette finale. Les deux équipes ont fait une belle saison, de bons playoffs. Ca sera une série intéressante.

BR : Vous avez gagné beaucoup de compétitions que ce soit en club ou en Equipe de France, reçu plusieurs distinctions personnelles. Vous évoquiez précédemment le quart de finale gagné contre les Tchèques aux JO. J’imagine que c’est difficile d’en sortir plusieurs mais avez-vous d’autres souvenirs marquants que vous retenez de votre carrière de basketteuse bien qu’elle ne soit pas encore terminée ?

C.D : Bien sur, il y en a plein qu’ils peuvent me venir à l’esprit. Je retiens forcément les Jeux Olympiques avec un avant et un après. J’ai vécu de très belles choses avant ces JO. Les Jeux ont été l’apothéose de ma carrière. Je n’aurais pas rêvé mieux que ce qui s’est passé lors de ces JO à Londres. Il y a aussi le titre de championne d’Europe en 2009. On avait commencé cette compétition sans trop savoir où était notre place. Puis on a réussi à monter sur la plus haute marche du podium. C’était un chouette parcours avec ce groupe. C’était des moments assez forts. Je retiens aussi avec Bourges notre victoire en 2013 en finale du championnat de France lors de la série face à Lattes-Montpellier où on perd la première manche et on arrache les deux suivantes à Montpellier, à l’extérieur (ndlr : 54-62 au match 1 puis 60-53 au match 2 et 64-54 au match 3). On était mal embarquée. C’est des victoires peut être un peu inattendues qui rendent encore les choses meilleures.

Celine Dumerc championne de France 2013 avec les Tango de Bourges (c) caps9.net

Celine Dumerc championne de France 2013 avec les Tango de Bourges (c) caps9.net

BR : Vous avez joué en France, en Russie. Pouvez-vous nous parler de la différence de culture basket entre ces différents pays (les entraînements, le style et niveau de jeu, l’ambiance dans les salles, les supporters). Que retenez-vous de toutes ces expériences à l’étranger ?

C.D : En Russie, à Ekaterinbourg où j’ai joué, les gens sont plus surexcités comme on peut avoir dans les salles. Comme à Bourges, il y a du monde qui fait du bruit. Dans les autres salles de Russie, elles ne sont pas toutes comme cela. Comment dire ? C’est pas fiable. Un jour tu joues dans une salle pleine, le lendemain il y a pas un chat. Tout dépend dans quelle ville tu vas. En fonction du lieu, il y a de très bonnes équipes en Russie, dont deux primordiales. (ndlr : Samara et Moscou – qui possèdent différents clubs – sont deux villes qui se partagent les différents titres du championnat russe existant depuis 1991). Pour revenir à Ekaterinbourg, ce club achète beaucoup de joueuses étrangères. Le niveau a tendance un petit peu à  « fausser » le championnat. En France, il y a un noyau un peu plus dur d’équipes. Les moyens sont évidemment différents. Ekaterinbourg en possède énormément. Le budget du club est adapté. Ca prouve bien qu’ils ont des moyens illimités. Après au niveau des entraînements, il y a des petites différences énormes. Moi quand je suis arrivé en Russie (ndlr : arrivée en 2011 à Ekaterinbourg), il y avait les meilleures joueuses. Donc je risque de m’entraîner plus fort, plus dur. Mais au contraire, en fait, on s’entraîne moins fort, moins dur, ce qui peut être dangereux. Après quand je suis partie, cela a changé car c’est en fonction du staff, de l’équipe qui est là, mise en place. Ca peut varier. C’est l’expérience que j’en retire.

Propos recueillis par Richard Sengmany

Montage ; Antoine Storck pour Basket Retro

Retrouvez dés vendredi la seconde partie de l’interview. Céline Dumerc reviendra notamment pour nous sur sa carrière, la WNBA, le basket féminin et de sa médiatisation. 

Retrouvez plus de Basket Retro sur





About Richard Sengmany (404 Articles)
Découvrant le basket dans les années 90 grâce à la diffusion des matchs NBA sur Canal+, je rédige depuis plus de dix ans des articles sur la balle orange, sur d'autres disciplines sportives et la culture.

2 Comments on ITW Céline Dumerc – Partie 1 : « Les JO de Londres ? L’apothéose de ma carrière avec la médaille d’argent »

  1. Superbe 1er partie 😉

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.